Gitega : la pénurie des produits BRARUDI entraîne une hausse des prix dans les bistros de la ville

Gitega : la pénurie des produits BRARUDI entraîne une hausse des prix dans les bistros de la ville

Un tour dans les bars de différents quartiers de la ville de Gitega (capitale politique ) a permis à notre reporter de constater une augmentation des prix des produits BRARUDI (Brasseries et Limonaderies du Burundi) variant de 200 à 600 francs burundais par bouteille. (SOS Médias Burundi)

Une bouteille d’Amstel de 72 cl est passée de1900 à 2500 francs burundais. Une bouteille de Primus 72 cl de 1500 coûte actuellement 2000. Une petite bouteille d’Amstel 50 cl (dite Bechou) a vu son prix augmenter de 200 francs. Elle se vend à 1700 francs. La petite primus 50 cl (bajou ) est passée de 1000 francs à 1200 tandis qu’une bouteille Royal s’achète à 2500. Son prix a augmenté de 300 francs. La Bock a connu une augmentation de 200 francs burundais passant de 1500 à 1700. Les limonades elles, coûtent 1000 francs alors que leur prix officiel est fixé à 800.

« Certains propriétaires de bar disent trouver avec difficulté des produits BRARUDI auprès des dépôts de la ville et sont obligés de s’approvisionner au détail. Ces vendeurs haussent leur tarif pour ne pas travailler à perte », explique une source locale.

Une tracasserie partagée par des habitants qui organisent des événements : heureux ou malheureux. Ils avouent être gênés de se faire inscrire auprès des délégués commerciaux de la BRARUDI pour être servis. Ils demandent aux autorités concernées de trouver des solutions à ce problème qui perdure.

Selon une source proche de la seule et unique brasserie du Burundi, la société fait face à un problème de manque de devises depuis la crise de 2015 déclenchée par un autre mandat controversé de feu président Pierre Nkurunziza qui s’est accompagnée par la prise de sanctions économiques par l’union européenne contre la petite nation de l’Afrique de l’est.

« Cette pénurie de devises fait que la société peine à s’approvisionner en matières premières et pièces de recharge (entretien et maintenance des machines) », indique notre source.

Le conseiller du gouverneur de la province de Gitega chargé du développement prévient tout commercant qui se livre à toute spéculation qu’une hausse des prix équivaut à une amende conformément au code du commerce pour les produits stratégiques sensibles. Les produits saisis sont vendus aux enchères.

M. Sabukunze apprécie la collaration entre les consommateurs et les responsables administratifs qui agissent sur des renseignements des consommateurs.
Lors des fêtes de fin d’année, les prix de plusieurs produits y compris vivriers de première nécessité ont monté dans différentes provinces du Burundi. Dans certaines localités, des responsables administratifs ont interdit la vente de certains vivres comme à Bubanza (ouest) où le gouverneur de province a empêché la commercialisation du maïs grillé et des feuilles de manioc pour éviter d’épuiser les stocks dans cette province où les autorités craignent une disette suite à l’insuffisance de pluies au cours de la saison culturale A.
Dans d’autres coins dont la commune de Bukinanyana (province de Cibitoke au nord-ouest), l’autorité a préféré réguler le prix de la viande, ce qui a poussé les bouchers à contester en refusant d’abattre des bêtes, ces dernières étant très difficiles à trouver depuis la mesure de stabulation décidée par le gouvernement il y a quelques mois.

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Photo : un parking d’un point d’approvisionnement en produits BRARUDI à Gitega, janvier 2022

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