Crise à l’est du Congo: la CIRGL s’est déjà saisie

Crise à l’est du Congo: la CIRGL s’est déjà saisie

La conférence internationale sur la région des grands lacs CIRGL, dit s’être déjà saisie de l’insécurité qui prévaut à l’est de la RDC. Elle dit avoir reçu les allégations des deux parties à savoir le Rwanda et la RDC. (SOS Médias Burundi)

Une table ronde des pays de la conférence internationale sur la région des grands lacs vient de se clôturer à Bujumbura, la capitale économique du Burundi. Les experts de cette communauté ont débattu sur la paix, la sécurité ainsi que les mécanismes de réconciliation internes à la conférence.

La question d’insécurité qui prévaut à l’est de la République démocratique du Congo n’a pas été abordée ouvertement.

Dans une interview accordée à la presse, le colonel Aristide Botonga, expert du mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE), qui est l’organe militaire de la CIRGL, a précisé que « nous nous sommes déjà saisis du conflit congolo-rwandais ».

« Nous avons reçu les allégations du Rwanda et celles de la RDC faisant état d’attaques sur leur territoire respectif. Moi même, je me suis rendu sur terrain. Notre rôle se limite à faire des rapports sur la situation et envoyer des recommandations à notre hiérarchie », a-t-il fait savoir dans la ville commerciale Bujumbura ce mercredi.

Selon Bernard Ntahiraja, coordinateur national du mécanisme de la CIRGL, les conséquences de l’insécurité dans l’un des pays membres se répandent dans tous les autres. Il dit que le Burundi est prêt à intervenir pour contribuer dans la restauration de la paix dans cette région comme il l’a déjà prouvé en Somalie et en République Centrafricaine. « Mais pour y arriver, c’est tout un processus diplomatique[ dont on a besoin] », a-t-il indiqué.

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