Crise à l’est du Congo : la Monusco n’a pas de preuves que l’armée rwandaise soutient le M23

Crise à l’est du Congo : la Monusco n’a pas de preuves que l’armée rwandaise soutient le M23

Les affrontements entre les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et le mouvement rebelle M23 soutenu par le Rwanda selon l’armée congolaise, ont été abordés au cours de la conférence de presse de la Monusco (Mission de l’organisation des Nations-Unies en République Démocratique du Congo) tenue ce mercredi 15 juin 2022, à Kinshasa ,la capitale de la RDC. Selon la force onusienne qui préfère laisser d’autres organes faire leur travail et donner leur point de vue, « aucune preuve ne montre que l’armée rwandaise soutient les rebelles du M23 ». (SOS Médias Burundi)

Le porte-parole militaire de la force onusienne le lieutenant colonel Harvey Frédéric, indique que le M23 fait face aux forces armées de la RDC, beaucoup plus aguerries qu’auparavant il y a de cela presque 10 ans.

« Actuellement, le M23 fait face aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo beaucoup plus aguerries et qui ont beaucoup plus de capacités et cette volonté de reprendre le contrôle du territoire et l’intégrité du territoire de la RDC. Le M23 a déjà été défait militairement, il n’est plus l’ombre de ce qu’il a été à l’époque », a-t-il dit.

S’agissant de la reconnaissance par la Monusco de l’appui rwandais au M23, le porte-parole a laissé entendre que des mécanismes appropriés existent à cette fin.

« Il n’appartient pas aux militaires de commencer à réveiller les nations qui font partie de la communauté des États membres de l’Afrique centrale , il y a des mécanismes qui existent au sein de ces conseils pour vérifier les allégations. Moi, je m’en tiens aux faits et nous la force de la Monusco n’avons pas pû établir, par nos moyens, des preuves qu’il y ait cet appui là », a précisé M. Frédéric.

La Monusco nie également la coalition entre les FARDC et les génocidaires FDLR pour combattre le M23, les autorités rwandaises ayant été claires là dessus. Selon elles, les FARDC et les génocidaires FDLR mènent des opérations conjointes et pour preuve, c’est lors d’une attaque conjointe que deux militaires rwandais libérés par la RDC le week-end dernier avaient été enlevés le long de la frontière avec le Congo, le 28 mai dernier.

Face à cette situation de guerre dans l’Est, la cheffe de la Monusco préconise un dialogue inter-communautaire élargi dans chaque territoire et province de la RDC, pour examiner les causes profondes de la crise dans l’Est.

Depuis le lundi 13 juin 2022, le mouvement du 23 mars occupe la cité frontalière de Bunagana où plusieurs habitants et militaires ont pris fuite pour se réfugier en Ouganda.

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Photo d´illustration : des casques bleus de la Monusco dans un convoi du contingent

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