Bujumbura : la pénurie de carburant refait surface

Bujumbura : la pénurie de carburant refait surface

Depuis trois semaines, il est difficile de trouver du carburant à Bujumbura (capitale économique).
Les rares stations-service qui servent du carburant sont prises d’assaut par plusieurs clients en colère. Cela crée plusieurs mouvements de panique et des disputes. Des personnes ne respectant pas la chaîne sèment le désordre. Et plusieurs événements sont annulés suite au manque de carburant.
(SOS Médias Burundi)

Des plaintes des consommateurs de carburant fusent de toute part dans la ville de Bujumbura.

« Depuis une semaine, je n’ai pas été servi. Je suis passé d’une station à une autre à la recherche de carburant sans succès. J’ai été obligé d’acheter quelques litres au marché noir à sept mille francs burundais le litre pour continuer à rouler et à chercher. La vie est devenue intenable car le carburant est quasi inexistant et c’est la paralysie totale », indique Patrick rencontré à une station en plein centre-ville de Bujumbura.

La situation est la même dans les autres zones de la municipalité de Bujumbura. Les stations-service viennent de passer un mois sans servir de carburant. Certains propriétaires préférant fermer leur business car ne recevant que très peu de quantités mensuellement. Selon des témoins, plusieurs stations-service sont approvisionnées à hauteur de cinq mille litres seulement par mois.

« Ça fait deux semaines qu’on ne reçoit pas de carburant dans la zone de Ngagara et la zone de Kinama (commune Ntahangwa, nord de la ville). La dernière livraison date du début du mois de juillet. On a des promesses qui sont restées vaines, avec une telle situation on va être obligé de fermer les stations, » se désole un gestionnaire d’une station au nord de Bujumbura.

Avec la pénurie de carburant, le ticket de transport vers l’intérieur du pays a augmenté. Une place dans un taxi partant à Ngozi (nord du Burundi) est passé de neuf mille à 15 mille francs burundais. De Bujumbura vers Kayanza (nord) une place est passée à dix mille.

« C’est devenu un calvaire pour nous les Burundais de classe moyenne de se déplacer. Le gouvernement devrait disponibiliser du carburant. La pénurie aggrave la cherté de la vie », s’indigne Albéric, un infirmier rencontré au parking dit Cotebu au nord de la ville de Bujumbura.

Plusieurs personnes affirment avoir été obligées d’annuler des événements qui devraient se dérouler en provinces par manque de carburant.

Les prix des tickets de transport entre Bujumbura et les provinces ont plus que triplé dans plusieurs cas.

Les autorités burundaises n’arrivent pas toujours à expliquer la persistance de la pénurie du carburant malgré la hausse de son prix.

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Photo d´archives : des véhicules sur une fil devant une station service

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