Meheba (Zambie) : nouvelle mesure pour l’abattage de bétail

Meheba (Zambie) : nouvelle mesure pour l’abattage de bétail

Des réfugiés qui font le travail d’abattage de bétail dans le camp de Meheba en Zambie se plaignent. Ils accusent un nouveau vétérinaire de saboter leur travail en exigeant un certificat professionnel. Ils lui demandent de revenir sur sa décision. (SOS Médias Burundi)

Au camp de Meheba en Zambie, les réfugiés dénoncent « des mesures impopulaires » prises par un vétérinaire nouvellement affecté dans ce camp.

« Celui qui veut faire le travail de l’abattage de bétail pour vendre de la viande doit avoir un certificat professionnel. Ce dernier coûte 100 KW (environ 6$). Cette mesure doit être respectée dans tout le camp», a exigé le nouveau vétérinaire.

Les intéressés disent que le nouveau responsable vétérinaire leur a expliqué qu’il s’agit d’ »un moyen sûr pour pouvoir réglementer ce travail », ce qu’ils ne comprennent pourtant pas.

« C’est une mesure insensée. On n’est pas obligé de faire une formation pour bien abattre le petit bétail. Et puis, cette somme est de loin supérieure à notre salaire. Comment pouvons-nous payer ces certificats alors qu’il ne nous forme même pas », dénoncent-ils.

Le camp de Meheba n’a pas d’abattoirs officiellement reconnus. La viande se vend d’une façon informelle et fait vivre beaucoup de familles, selon des réfugiés.

« Si je trouve l’occasion d’abattre un porc ou une chèvre, on me paie 30KW , cela représente une ration alimentaire de deux jours. Cette affaire de certificat ne nous aide en rien , nous exigeons que cette mesure soit suspendue», réagissent des bouchers.

Un Burundais qui est dans ce camp depuis 2015 indique que d’autres vétérinaires qui ont précédé n’avaient jamais exigé un tel certificat mais plutôt s’assuraient que l’hygiène est maintenue dans les abattoirs et lieux de vente de viande.

Le camp de Meheba héberge plus de 27 mille réfugiés dont plus de 2 mille Burundais.

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Photo : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Meheba

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