RDC : les autorités du pays renvoient le porte-parole de la Monusco

RDC : les autorités du pays renvoient le porte-parole de la Monusco

Matthias Gillmann, porte-parole de la Monusco (Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo) est indésirable sur le sol congolais. La mesure a été annoncée par le ministère congolais des affaires étrangères. Il lui est reproché « des propos indélicats et inopportuns » face aux tensions enregistrées récemment dans deux provinces de l’est de la RDC. Des tensions qui ont emporté au moins la vie de 36 personnes dont 4 casques bleus, selon une enquête du gouvernement congolais. (SOS Médias Burundi)

Selon le communiqué signé par Christophe Lutundula, ministre congolais en charge des affaires étrangères, « la présence de ce porte-parole en RDC n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité indispensable entre les institutions congolaises et la Monusco ».

« […], d’où, son renvoi immédiat du pays s’avère indispensable.
Le gouvernement appréciera beaucoup que des dispositions soient prises pour que Matthias Gillmann quitte le territoire congolais dans le plus bref délai. Il saura gré à la Monusco de bien vouloir accorder à la présente toute l’attention qu’elle requiert ainsi que le bénéfice de l’urgence », peut-on lire dans la correspondance signée le 28 juillet dernier et rendue publique ce mercredi 3 août.

Des manifestations anti-Monusco qui ont éclaté le 22 juillet dernier ont fait 36 morts dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. Le bilan est donné par une commission spéciale conduite dans l’est du pays par le vice-premier ministre et ministre des affaires intérieures de la RDC.

Depuis ces événements malheureux, la société civile de la ville de Butembo et la commune de Lume sur l’axe routier Beni-Kasindi en province du Nord-Kivu, a bloqué toute circulation des engins des Nations-Unies dans les entités.

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Photo : Matthias Gillmann, porte-parole de la Monusco (Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo) désormais indésirable sur le sol congolais /DR

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