Tanzanie : passation des tests nationaux dans les camps après deux ans de retard

Tanzanie : passation des tests nationaux dans les camps après deux ans de retard

Plus de 1200 élèves passent des tests de fin de cycle dans les camps de réfugiés burundais de Nyarugusu et Nduta en Tanzanie. Le test était attendu depuis deux ans, mais le gouvernement burundais a refusé d’envoyer les épreuves aux lauréats. La Tanzanie et ses partenaires ont enfin décidé de choisir le test sans consentement avec le Burundi. (SOS Médias Burundi)

Il s’agit de quatre promotions dont deux de l’école fondamentale et deux de fin de cycle supérieur.
Les lauréats qui avaient perdu espoir de poursuivre leurs études ou tout au moins de passer un test pour obtenir un diplôme ou certificat sanctionnant leur cursus sont contents.

« C’est en fait un miracle qui se produit ici. On avait presque oublié ce genre de test. Mais, voilà après des promesses du Burundi de nous envoyer des épreuves, en vain, la Tanzanie, le HCR et l’Unicef ont opté pour superviser des épreuves choisies ici-même par des enseignants burundais. C’est vraiment un miracle pour nous », a réagi un inspecteur d’écoles au camp de Nduta.

Au premier jour ce mardi, il s’est remarqué plus de 110 absences. Des réfugiés expliquent que certains enfants ne sont plus au camp et d’autres ne sont plus intéressés par les études.

« Les uns sont rentrés, d’autres se sont désistés et ont fondé leur foyer, surtout des filles. Il y en a aussi qui sont partis chercher la vie ailleurs », ont indiqué des réfugiés contactés par SOS Médias Burundi au camp de Nyarugusu.

Courage et Morale

Des lauréats ayant attendu le test pendant deux ans ont eu le courage de se présenter, mais ils regrettent qu’ils ne se sont pas préparés et qu’ils risquent d’échouer.

« Deux ans sans faire de révision de nos notes, c’est trop. Je vais essayer, mais les chances sont minimes pour réussir bien que nous avons le courage », affirment des candidats qui participent au concours dont certains avouent que l’épreuve de Mathématiques était facile.

Les épreuves ont duré quatre jours. Elles ont été choisies par des enseignants d’écoles installées dans les camps des réfugiés en Tanzanie. Ce pays a dû collaborer avec ses partenaires dont l’Unicef et le HCR parce que le Burundi a refusé d’envoyer de tests à ses ressortissants réfugiés en Tanzanie.
La passation du concours est supervisée par la commission nationale tanzanienne en charge des tests nationaux (NECTA) qui va reconnaître les diplômes après les tests.

Les camps de Nduta et Nyarugusu abritent encore près de 127 mille réfugiés burundais.

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Photo d´illustration : des élèves burundais dans une école ouverte dans un camp des réfugiés

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