Rumonge : le prix des produits vivriers de plus en plus en hausse
Des habitants de la province de Rumonge (sud-ouest du Burundi) alertent sur une hausse continue du prix des produits vivriers de première nécessité. En seulement deux mois, la hausse du prix varie entre 500 et 1900 francs burundais, selon les denrées. Des commerçants qui s’attendaient à une baisse du prix suite à une mesure qui libéralise l’importation de certains produits dont le maïs expliquent la situation par la dévaluation de la monnaie locale par rapport au shilling tanzanien, notamment. (SOS Médias Burundi)
Selon des habitants de Rumonge, le prix du haricot et du riz est respectivement allé jusqu’à 1800 et 3500 francs burundais le kilo alors qu’il était de 1400 et 1600 francs il y a deux mois.
Les grains de maïs quant à eux ont connu une hausse de cinq cents francs, allant de 1400 à 1900 francs burundais le kilo.
« […], même le riz produit localement à Rugombo en province de Cibitoke (nord-ouest) et Gitega (centre) a connu une hausse de prix de deux cents francs. La pomme elle , s’achète jusqu’à 1300. Son prix était de mille francs en juillet. La vie est devenue intenable. On ne parvient plus à joindre les deux bouts du mois[…] », se plaignent des habitants du chef-lieu de Rumonge.
Il y a quelques jours, le gouvernement burundais a levé une mesure interdisant l’importation des produits vivriers. Des habitants y espéraient un léger mieux, mais des commerçants indiquent que la plus grande difficulté est liée à la dévaluation de la monnaie burundaise face au shilling tanzanien.
« Quand on calcule le prix d’achat des produits en Tanzanie, il est supérieur à celui que nous avons sur le marché local. Donc, si on va importer ces produits tanzaniens, comprenez que le prix doit monter aussi », expliquent des commerçants.
Des habitants demandent au gouvernement du Burundi d’intervenir pour aider à stabiliser le prix des produits de première nécessité.
_____________________
Photo d’illustration : un commerçant de produits vivriers sur son point de vente
You might also like
Bujumbura-Mairie : les légumières également affectées par la crise de carburant
Les vendeuses de fruits dans les quartiers de Bujumbura ne savent plus où donner de la tête. Le manque de carburant affecte le transport des produits. (SOS Médias Burundi) SOS
Crise-carburant : parents et enfants ne savent plus où donner de la tête à l’approche de la rentrée scolaire
Au Burundi , surtout dans la ville commerciale Bujumbura où sont concentrées les agences des Nations-Unies et l’administration centrale, le critère principal pour trouver l’école où faire inscrire son enfant
Rumonge : les conducteurs de transport en commun réclament une hausse des tariffs
Dans la province de Rumonge, située dans le sud-ouest du Burundi, les conducteurs de bus et de taxis plaident pour une augmentation des tarifs de transport. Selon eux, la pénurie
