Bujumbura : le congrès extraordinaire du CNL suspendu pour « faute d’orthographe »
Suite à une erreur d’orthographe dans une correspondance réservée au ministre en charge des affaires intérieures , le parti de l’opposition CNL s’est vu refuser la tenue de son congrès extraordinaire. Il était prévu dans l’après-midi de vendredi 14 avril. (SOS Médias Burundi)
Le secrétaire exécutif du parti CNL indique que « nous avons été informés par téléphone tard dans la nuit de jeudi que le congrès n’aura pas lieu suite à une faute d’orthographe contenue dans la correspondance envoyée au ministre de l’intérieur ».
Déception totale au sein de la principale formation politique d’opposition qui n’est pas souvent autorisée à réaliser ses programmes comme prévu.
Simon Bizimungu, son secrétaire exécutif appelle le ministère de tutelle à collaborer avec les partis politiques en donnant suite à leurs correspondances à temps.
« Cela permettra d’éviter des désagréments de dernière minute », a-t-il expliqué.
Le 19 février dernier, le ministre burundais en charge des affaires intérieures Martin Niteretse avait annulé les cérémonies de célébration du 4ème anniversaire du CNL, évoquant de probables tensions pouvant perturber la sécurité dans la ville commerciale Bujumbura et sur les axes la reliant à différentes provinces avant d’autoriser l’événement le 12 mars.
Dans différentes localités, les militants du CNL sont souvent malmenés, torturés, tués, harcelés ou encore emprisonnés illégalement. Les auteurs de ces actes sont des membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD, le parti présidentiel, des agents du SNR (Service national de renseignements) ,des policiers et des administratifs locaux ainsi que des militaires dans une moindre mesure, selon des rapports des organisations de défense des droits humains et les sources de SOS Médias Burundi.
D’après Carina Tertsakian, chercheuse associée à l’IDHB (Initiative pour les droits humains au Burundi), « Il y a un très grand fossé entre les promesses du président Neva et les actes sur les questions de respect des droits humains ».
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Photo d’archives : des militants du CNL dans une cérémonie de célébration du 4ème anniversaire de leur parti le 12 mars 2023
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