Cibitoke : grogne des cotonculteurs à Rugombo

Cibitoke : grogne des cotonculteurs à Rugombo

Absence d’intrants agricoles, de semences sélectionnées, de produits phytosanitaires et d’un encadrement adéquat. Telles sont les causes évoquées par les producteurs de coton de la commune de Rugombo de la province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) pour justifier la baisse significative de la production. Le directeur général de la Cogerco (Compagnie de gérance du coton) annonce des études en cours en vue de satisfaire tout le monde. (SOS Médias Burundi)

Des cotonculteurs exhortent la Cogerco, organe de l’Etat en charge de la gestion et du suivi des champs de coton, de trouver des solutions aux défis auxquels ils font face et de revoir à la hausse le prix du kilogramme de coton actuellement fixé à 800 francs burundais.

« On nous a promis d’augmenter la somme, de mettre le kg à 900 francs burundais mais ce n’est pas suffisant », s’est indigné un cotonculteur qui vient de passer une décennie dans la culture du coton.

Selon les agriculteurs, cette culture devrait également leur rapporter de l’argent pour subvenir à leurs besoins.

Les personnes interrogées font savoir que le taux d’abandons scolaires est élevé chez les enfants des cotonculteurs. Ces derniers n’ont pas les moyens financiers pour assurer leur scolarité.

Une cultivatrice de coton dans son champ en commune de Rugombo, juin 2023

L’argent issu de la vente de la récolte de coton est payé après une longue période d’attente, ce qui perturbe les producteurs car cela les pousse à s’endetter.

La plupart des cotonculteurs interrogés par SOS Médias Burundi indiquent être en passe d’abandonner cette culture qui a un cycle végétatif long de 8 mois et qu’ils ne trouvent pas rentable, d’autant plus qu’il est strictement défendu d’associer le coton avec d’autres sortes de cultures dans un même champ.

Le directeur général de la compagnie de gérance du Coton tranquillise et fait savoir que des études sont en cours en vue d’encourager les cotonculteurs, surtout que la production diminue progressivement d’année en année à cause particulièrement des aléas climatiques.

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Photo : des producteurs de coton dans un champ à Rugombo, juin 2023

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