Bujumbura : le prix d’un stand dans les marchés modernes construits par le gouvernement inabordable

Bujumbura : le prix d’un stand dans les marchés modernes construits par le gouvernement inabordable

Le lancement officiel de la campagne de signature de nouveaux contrats de l’Office burundais de recettes a été effectué au marché de Ruvumera en zone urbaine de Buyenzi (centre-ouest) de la capitale économique Bujumbura. Les commerçants dont les stands se trouvent à l’extérieur de ce marché craignent de ne pas pouvoir honorer le payement de six cents mille francs burundais par mois exigés par les autorités burundaises. Le maire de Bujumbura indique qu’il va falloir chercher d’autres places à ceux qui ne sont pas en mesure de payer la somme recommandée. (SOS Médias Burundi)

Les activités de signature et d’octroi des contrats de location aux occupants des stands dans les marchés modernes ont débuté ce mercredi.

Accompagné du commissaire général de l’Office burundais des recettes OBR, le maire de la ville de Bujumbura a expliqué que lors d’une descente effectuée par l’OBR, ses agents se sont rendus compte que la quasi-totalité des occupants payaient six cents mille francs.

« Aujourd’hui avec les contrats qui seront signés, on a décidé que tout le monde qui occupe la partie visitée paie la même somme », a-t-il signalé.

Une des parties extérieures du marché moderne de Ruvumera dans la ville commerciale Bujumbura

Mais certains commerçants s’indignent. Pour eux, il sera difficile de trouver cette somme d’autant plus qu’elle est au-dessus de ce qu’ils gagnent mensuellement.

« Les nouveaux contrats seront difficiles à respecter. Auparavant, on payait 110.000 chaque mois, vous constatez vous-mêmes qu’il y a une énorme différence », a précisé un commerçant.

« On ne pourra pas payer cet argent. Nous n’arrivons pas à faire écouler nos marchandises à cause de la hausse généralisée de prix », s’est lamenté un autre commerçant.

De son côté, Jimmy Hatungimana a reconnu que tous les commerçants n’ont pas le même pouvoir d’achat.

« Nous allons étudier cas par cas avec l’OBR afin de décider quoi faire. Au cas où l’occupant se voit incapable de continuer à payer, l’administration de la mairie va s’organiser rapidement pour trouver une place qui convient à cette personne », a-t-il conclu.

Ces commerçants qui sont autour du marché de Ruvumera ont estimé qu’il s’agit de deux poids deux mesures, car les locataires des stands situés à l’intérieur du marché vont payer une somme mensuelle de quatre cents cinquante mille.

Les paiements sur les comptes de l’OBR commencent avec fin juillet courant.

« Nous nous remettons entre les mains de Dieu. La majorité de stands va fermer et on ne peut pas parler de contrat mais il s’agit plutôt d’une imposition. Nous n’avons jamais été consultés », se lamentent plusieurs commerçants à Bujumbura.

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Photo : un centre commercial dans la ville commerciale Bujumbura

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