Kakuma (Kenya) : une femme se suicide après avoir tué son enfant

Kakuma (Kenya) : une femme se suicide après avoir tué son enfant

Les faits se sont déroulés cette semaine au camp de Kakuma au Kenya. Une femme s’est suicidée après avoir tué son enfant. Les réfugiés blâment les dures conditions de vie. Ils demandent au HCR, au PAM et à d’autres organisations humanitaires d’intervenir pour améliorer leurs conditions de vie. (SOS Médias Burundi)

C’est après la découverte de deux cadavres que l’alerte à été lancée, selon nos sources.

« On a découvert deux cadavres dans la maison d’une famille soudanaise. Il s’agissait d’un enfant et sa mère. Le corps de l’enfant était curieusement brûlé à l’eau chaude », disent des témoins.

Ils affirment que la maman aurait jeté son enfant dans une marmite remplie d’eau bouillie à 100°C avant de se suicider elle aussi.

Des causes…

D’après des réfugiés, la famine qui secoue le camp de réfugiés de Kakuma serait à l’origine de l’incident.

« Elle venait de passer trois mois sans percevoir de ration de la part du PAM (Programme Alimentaire Mondial). C’est suite à la nouvelle réglementation qui, d’ailleurs cause la famine dans plusieurs ménages ici. Elle a manqué de quoi nourrir ses enfants et a choisi de se donner la mort», ajoutent-ils.

D’habitude, la femme était connue pour aller faire des travaux journaliers en dehors du camp. Mais elle venait de passer près de deux semaines sans sortir.

«Apparemment affaiblie, sans moral ni courage, la vie ne signifiait rien pour cette sud-soudanaise de la zone I dans la camp de Kakuma IV », affirment ses voisins.

Ils craignent le pire si le PAM et le HCR ne changent pas de système de prise en charge des réfugiés.

« Plusieurs autres cas similaires risquent de se reproduire », redoutent-ils.

Le camp de Kakuma situé dans le nord-ouest du Kenya enregistre ces derniers temps de plus en plus de banditisme dans les ménages, dans les champs et dans les boutiques. Cette situation inquiète les réfugiés qui interpellent des agences humanitaires et le gouvernement du pays hôte.

Kakuma et son agrandissement de Kalobeyei abritent plus de 200 mille personnes dont plus de 25 mille réfugiés burundais.

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Photo d’illustration : vue partielle du camp des réfugiés de Kakuma

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