Kakuma (Kenya) : un réfugié burundais sauvagement tué
Un réfugié burundais a été assassiné à
coups de machettes ce dimanche au camp de Kakuma au Kenya alors qu’il gardait son champ de légumes. Ses compatriotes réclament une enquête indépendante pour identifier les auteurs de ce qu’ils qualifient de « barbarie ». (SOS Médias Burundi)
La victime est connue sous le nom de Rwanyonga Emmanuel. Il vivait au niveau du bloc 5, village de Kakuma IV, zone III. Ses agresseurs n’ont pas encore été identifiés.
« Il avait passé toute la journée à arroser ses champs de légumes dans la vallée communément appelée ‘Laga’ au camp de Kakuma. Et puis, le soir il y est resté. Quand il veillait sur son champ, il a été emporté par le sommeil et les hommes non encore connus ont fait irruption, l’ont surpris et l’ont coupé en morceaux à l’aide des machettes et des couteaux. Il n’a pas eu la chance de résister et est mort sur le champ », racontent ses voisins, ajoutant qu’une autre personne du champ voisin de celui de Rwanyonga a réussi à s’en fuir quand le groupe de malfaiteurs allait l’attaquer.
Ce qui est inacceptable chez les réfugiés, c’est que « les assaillants ne se sont pas inquiétés alors que la victime se trouvait à quelques mètres de la position policière qui garde le camp ». La piste des bandits « Kényans » est privilégiée. Ses agresseurs ont laissé une machette mouillée de sang à côté de la victime.
Des réfugiés dénoncent une criminalité grandissante et accusent les forces de l’ordre qui gardent leur camp de ne rien faire pour endiguer cette situation. Ils en appellent aux autorités du Kenya et au HCR pour leur assurer « une protection effective ».
« Ce n’est pas normal que plus de dix réfugiés peuvent être tués par des hommes non encore identifiés dans une période ne dépassant pas deux mois, soit au camp ou non loin du camp et que le HCR et la police restent silencieux alors qu’ils sont censés assurer notre protection», disent-ils.
Le banditisme armé fait rage dans ce camp visant plus des champs de cultures et des motos en circulation pendant la nuit.
Kakuma compte plus de 200 mille réfugiés de plusieurs nationalités dont plus de 25 mille Burundais.
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Photo d’illustration : vue partielle du camp des réfugiés de Kakuma
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