Kakuma (Kenya) : des maladies des mains sales déclarées

Kakuma (Kenya) : des maladies des mains sales déclarées

Depuis des jours, plusieurs réfugiés du camp de Kakuma au nord-ouest du Kenya sont atteints de maladies des mains sales telles que la Typhoïde, la diarrhée et le choléra. Des réfugiés soupçonnent que la situation a pour cause le manque d’eau propre et l’utilisation des eaux de rivière. (SOS Médias Burundi)

Aux centres de santé des zones de Kakuma 1 et 5 comme à l’hôpital central appelé « Main Hospital » de Kakuma 6, des sources médicales rapportent recevoir plusieurs cas de diarrhée ces jours.

«Les cas de diarrhée sont nombreux et s’ajoutent déjà à plusieurs cas de fièvre typhoïde et de choléra », affirment nos sources dans différentes structures sanitaires du camp.

Les zones les plus touchées sont celles habitées par les Burundais et les Congolais , les plus vulnérables étant des femmes enceintes et des enfants.

Des réfugiés, eux pensent que la situation est liée au manque d’eau potable et de toilettes bien aménagées.

« Le camp est situé dans le désert et nous avons un problème d’accès à l’eau potable. On s’approvisionne dans une petite rivière qui traverse le camp, mais cette eau est tellement sale suite à des toilettes qui se débouchent et s’y déversent des fois parce qu’elles sont mal entretenues. Ça doit être la cause de ces maladies », disent des réfugiés.

Ils demandent au HCR d’intervenir et trouver un moyen d’approvisionner le camp en eau potable.

Depuis mars dernier, le paludisme qui a été déclaré dans le même camp fait toujours parler de lui.

Kakuma héberge plus de 200 mille réfugiés originaires de plusieurs pays de la Communauté Est-Africaine et de la Corne de l’Afrique dont plus de 20 mille Burundais.

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Photo : vue partielle du camp des réfugiés de Kakuma (Kenya)

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