Nyanza-Lac : pénurie de carburant, situation invivable

Nyanza-Lac : pénurie de carburant, situation invivable

La pénurie de carburant et l’interdiction de s’approvisionner en carburant dans des bidons paralysent les activités dans tous les secteurs dans la commune de Nyanza-Lac en province de Makamba (sud du Burundi). Même les exceptions ont été levées, car ceux qui avaient reçu l’autorisation de la part de l’administration d’acheter le carburant dans des bidons se sont vus retirer ce droit. (SOS Médias Burundi)

Selon des propriétaires d’entreprise, la mesure interdisant l’achat de carburant dans les bidons paralyse leurs activités.

Personne n’est autorisé à transporter les produits pétroliers dans les bidons, y compris ceux qui avaient reçu, à titre exceptionnel, des autorisations de la part de l’administration .

Ils expliquent que l’administration avait donné l’autorisation aux propriétaires des bateaux de pêche, propriétaires des huileries, à ceux qui possèdent des moulins et à d’autres personnes qui exercent les activités connues et éloignées du chef-lieu communal.

Actuellement, le responsable local des renseignements exige que ces derniers viennent avec les réservoirs de leurs engins et machines pour recevoir du carburant , ce que les concernés trouvent impossible soit par l’éloignement des stations-services soit par la capacité de réservoirs.

Ils donnent l’exemple des machines qui transforment l’huile de palme qui sont équipées de deux réservoirs consommant à la fois l’essence et le mazout.

Jeudi dernier, le responsable des renseignements en commune Nyanza-Lac a saisi une quarantaine de bidons appartenant à des responsables de sociétés locales.

Un d’entre eux a été arrêté pour avoir demandé des éclaircissements. Les faits ont eu lieu au chef-lieu de la commune.

Corruption

Des clients à la recherche du carburant accusent de leur côté ce responsable des renseignements en cette commune de collecter des pots-de-vin pour autoriser des propriétaires de véhicules à faire le plein. Une somme de 5000 à 10 000 francs est exigée pour chaque client, précisent nos sources.

Répercussions

Les conséquences de ce manque de carburant, couplé à la mesure interdisant l’approvisionnement en carburant dans les bidons, n’ont pas tardé à se manifester.

Aujourd’hui, un kilo de maïs qui était moulu à 100 francs se moud à 300 francs, celui de manioc qui était molu à 50 est maintenant fixé à 100 francs.

Les autorités administratives et policières à Nyanza-Lac ne se sont pas encore exprimées officiellement sur cette situation.

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