Affaire-Bunyoni : le ministère public a requis la prison à vie pour l’ancien premier ministre
Le ministère public a requis une peine de prison à vie pour le général Alain Guillaume Bunyoni et 30 ans de prison ferme pour six autres personnes poursuivies dans la même affaire que lui. Les six concernés sont : le colonel de police Désiré Uwamahoro (Ancien commandant de la Brigade anti- émeute), Samuel Destiné Bapfumukeko (Cadre des renseignements burundais), deux anciens chauffeurs de Bunyoni, son ancien ingénieur ainsi que le chef de colline Mubone dans la province de Bujumbura (ouest du Burundi) où Bunyoni se cachait avant son arrestation, en avril dernier. Les prévenus ont plaidé non coupables et demandé d’être acquittés. (SOS Médias Burundi)
Plusieurs chefs d’accusation ont été retenus contre Bunyoni.
Il s’agit d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale, outrage au chef de l’État et au premier ministre, prise illégale d’intérêts, détention illégale d’armes, complot contre le chef de l’État pour renverser le régime constitutionnel, recourir aux fétiches pour tenter d’assassiner le président Évariste Ndayishimiye.
Amendes
Pour les amendes, le ministère public a requis le double de la valeur de « 153 maisons et parcelles ainsi que 43 véhicules » qui constituent “les biens mal acquis de Bunyoni”. La somme totale n’a pas été communiquée. Il devrait aussi verser plus de 7,1 millions de francs burundais dans les caisses de l’État.
L’ancien premier ministre a plaidé non coupable et demandé d’être libéré sans conditions, considérant « qu’il n’y a jamais eu d’éléments infractionnels ». Il a demandé à la cour de l’acquitter.
30 ans de prison pour les coaccusés de Bunyoni
L’accusation a requis 30 ans de prison ferme pour six autres personnes poursuivies dans la même affaire que l’ancien premier ministre.
Il s’agit du colonel de police Désiré Uwamahoro, ancien commandant de la Brigade anti-émeute, Samuel Destiné Bapfumukeko (Cadre des renseignements burundais) , Côme Niyonsaba, ex ingénieur de Bunyoni, ses deux anciens chauffeurs Didace Igiraneza , Isaac Banirwaninzigo et Melchiade Nduwimana, chef de colline Mubone dans la province de Bujumbura à l’ouest du Burundi où le général Bunyoni se cachait avant son arrestation en avril dernier.
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Tous les six ont également plaidé non coupables évoquant « l’absence d’éléments matériel et intentionnel ».
L’affaire a été mise en délibéré. Le président du siège a déclaré que la décision de la cour sera annoncée dans un délai ne dépassant pas 30 jours, conformément au code de procédure pénale en vigueur dans la petite nation de l’Afrique de l’est concernant les affaires pénales.
Contrairement aux années antérieures, les ambassades n’ont pas envoyé de représentants pour suivre le procès Bunyoni comme cela était le cas dans des procès impliquant des activistes, des personnalités politiques ou encore des journalistes.
Seul un responsable de la CNIDH (Commission nationale indépendante des droits de l’homme) s’y est rendu le 6 novembre, premier jour du procès.
Si les crimes qui sont reprochés à l’ancien rebelle Hutu sont prouvés, il deviendra le premier plus haut gradé des forces de sécurité burundaises sanctionné par la justice burundaise.
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Photo d’archives : Alain Guillaume Bunyoni, ancien premier ministre burudais pour qui le ministère public a requis une peine de prison à vie
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