Affaire Maniratunga : le directeur général de l’Otraco provisoirement relâché
Albert Maniratunga a été relâché ce dimanche après avoir été retenu une nuit dans le cachot du service national de renseignements (SNR) à Bujumbura (capitale économique). Selon nos informations, il devrait y retourner pour être interrogé mardi prochain. Le concerné dit n’avoir pas été arrêté sans toutefois montrer des photos avec des habitants de sa colline natale où il dit se trouver. (SOS Médias Burundi)
Des sources au Service national de renseignements ont confirmé à SOS Médias Burundi que M. Maniratunga a bel et bien été interpellé hier et retenu dans le cachot des renseignements burundais à Bujumbura.
D’après nos sources, d’autres individus (au moins trois) poursuivis dans le même dossier de probable détournement de fonds de l’Otraco (Office des transports en commun) restent en détention au SNR.
» Ce mardi, Albert Maniratunga devrait retourner au SNR pour être interrogé « , affirme une source proche du dossier.
L’intéressé a toutefois écrit sur son compte Twitter qu’il n’a jamais été arrêté.
En langue locale, il a écrit ce qui peut se traduire en français: “ Il y en a qui sont entrain de propager des informations faisant état de mon arrestation et que je vais être transféré à Mpimba (prison centrale de Bujumbura). Maintenant même je suis sur ma colline natale pour échanger avec des citoyens sur la construction du pays surtout là où ils en sont et les sensibiliser dans le cadre du développement à travers des « coopérative ».
Il n’a toutefois pas publié des photos le montrant avec des habitants de sa colline ou une quelconque réunion à laquelle il a participé ce dimanche.
Il a utilisé une photo d’archives.
You might also like
Burundi : le pays a un nouveau procureur général
Il s’agit de Léonard Manirakiza. Il a été approuvé ce mardi par le sénat. Les activistes disent ne pas attendre grand chose de lui mais préfèrent se réserver. (SOS Médias
Giharo : les riziculteurs rackettés
Les riziculteurs regroupés en associations communautaires crient au secours. Ils indiquent être victimes d’un vol organisé par les responsables locaux CNDD-FDD, le parti au pouvoir. Ces derniers les forcent à
Sud-Kivu : les Congolais d’origine burundaise, les Tutsis et les Banyamulenge se font enrôler très difficilement pour les élections
L’enrôlement des électeurs pour les élections générales prévues en décembre cette année est en cours dans l’Est du Congo, une région menacée par la présence de groupes armés locaux et
