Rumonge : deux administratifs à la base arrêtés pour fausses déclarations

Rumonge : deux administratifs à la base arrêtés pour fausses déclarations

Mariam Ihorihoze, chef de la colline Mutambara en zone Gatete de la commune et province Rumonge (sud-ouest du Burundi) et Abdul Bukeyeneza Maurice, un élu de la même colline, sont incarcérés au cachot de la police à Rumonge depuis ce jeudi 9 novembre. Ils ont été arrêtés par la police de Rumonge sur ordre de la Cour anti-corruption. (SOS Médias Burundi)

Selon des sources policières, ils sont poursuivis pour « fausses déclarations sur la superficie des propriétés foncières où devraient être extraites des carrières pour la construction de la route Rumonge – Nyanza-Lac. Le site qui est situé sur la localité de Makombe sur la même colline Mutambara avait été validé par l’Agence routière du Burundi-ARB ».

À la suite des fausses déclarations sur l’étendue de ce site, le gouvernement du Burundi a dû débourser plusieurs millions de francs en guise d’indemnisation des habitants, selon nos sources.

Des enquêtes sont en cours pour vérifier les listes des personnes ayant perçu cet argent.

Selon les mêmes sources policières, les deux responsables administratifs à la base sont sur le point d’être transférés à Bujumbura (capitale économique) au siège de la Cour anti-corruption.

Le mercredi 8 novembre, deux juges du tribunal de grande instance de Rumonge, Richard Biregaya et Cassilde Niyongendako, ont été eux aussi transférés à la prison centrale de Bujumbura dite Mpimba. Ils étaient détenus depuis trois semaines à la prison centrale de Bururi (sud du Burundi). Ils sont également poursuivis par la même cour pour corruption, selon une source judiciaire.

Previous Burundi : la CNIDH s'estime indépendante malgré le doute des organisations de défense des droits humains
Next Bururi : un gap de plus de 600 enseignants

You might also like

Société

Matana : des familles de 6 retraités en détention persécutées

Des familles de six retraités de la police et de l’armée détenus à la prison centrale de Bururi (sud du Burundi) dénoncent une persécution dont elles sont victimes après un

Société

Mugina : deux personnes mortes et trois autres blessées suite aux pluies torrentielles

Deux personnes sont mortes, trois autres grièvement blessées et plusieurs maisons et champs emportés par de fortes pluies mêlées de grêle et de vents violents sur les collines de Kagurutsi

Société

Burundi : les autorités interdisent les associations de défense des droits de victimes Tutsis à se recueillir

Les autorités burundaises ont empêché toutes les associations de défense des droits de victimes Tutsis, les rescapés et parents de se rendre au monument de Kwibubu pour commémorer les massacres