Nduta (Tanzanie) : un réfugié retrouvé mort dans un cachot de la police
La victime est un quinquagénaire. L’homme était détenu pour assassinat d’un proche. Il n’avait pas encore été présenté devant la justice. La police parle d’un suicide volontaire. (SOS Médias Burundi)
L’homme qui s’est donné la mort, selon la police tanzanienne, était connu sous le prénom de Philbert. Il habitait la zone 15, village 2, numéro d’habitation 36. La police avance la thèse d’un suicide volontaire. Son corps a été découvert ce lundi, d’après la police du camp.
«Il avait été placé en détention dans le cachot de la police du camp, le temps de faire des enquêtes pour enfin le présenter devant la justice. Mais, il n’a pas attendu ce moment car nous l’avons retrouvé pendu dans sa cellule », a expliqué la police à la famille du défunt, ajoutant que le détenu était seul dans sa cellule.
Ce dernier était soupçonné d’avoir participé à l’assassinat d’un proche au camp.
«Il avait d’ailleurs fui le camp. Quand il est revenu le mois dernier, la population de son village qui le connaissait a failli se faire justice. Des gens l’ont sérieusement tabassé avant que la police n’intervienne. Ce sont ces mêmes gens qui l’ont dénoncé à la police », racontent des réfugiés burundais installés à Nduta.
« Nous croyons qu’il a eu peur d’affronter la justice ou de retourner au village car les gens juraient de lui ôter aussi la vie. C’est la récompense d’un criminel », accusent d’autres réfugiés.
La police a indiqué qu’il n’y a plus besoin d’autres enquêtes et a remis le corps sans vie à sa famille pour l’inhumation et d’autres rituels qui s’en suivent.
Au camp de Nduta, qui abrite plus de 69.000 Burundais, le phénomène de suicide dans les cachots n’était pas fréquent.
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Photo d’illustration : deux réfugiés burundais devant leur maisonnette au camp de Nduta en Tanzanie, novembre 2023
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