RDC (Ituri) : au moins 130 personnes tuées chaque mois par des groupes armés locaux et étrangers

RDC (Ituri) : au moins 130 personnes tuées chaque mois par des groupes armés locaux et étrangers

Selon la Mission de l’organisation des nations pour la stabilisation du Congo (Monusco), 130 personnes sont tuées chaque mois dans la province de l’Ituri à l’est de la République démocratique du Congo. Les auteurs de ces crimes sont entre autres les groupes armés locaux et étrangers. Pour le seul premier semestre de l’année 2023, cette organisation a répertorié 800 personnes tuées. (SOS Médias Burundi)

Il s’agit, selon la Monusco, d’actes commis par des groupes armés locaux et étrangers qui pullulent encore dans cette zone.

Les victimes sont des habitants des villages et des déplacés internes.

« Le site de Lodha héberge plus de 9 000 personnes déplacées de guerre. Il est situé dans le groupement Dzna, dans le secteur de Walendu-Pitsi. Il a déjà été attaqué et reste sous menace d’attaques des miliciens de la coopérative pour le développement du Congo (CODECO). Malgré les mesures de prévention des violences mises en place par les autorités militaires, la police nationale congolaise et la Monusco, les déplacés vivent dans une peur permanente », explique Busi Desi Vanité, déplacé du village Demha et vivant dans le site de Lodha. Il s’est confié à la presse locale.

Le contingent népalais de la Monusco a pourtant une base à quelques mètres de ce site, d’où elle organise, au milieu de la nuit et dans la journée, 7 jours sur 7, des patrouilles de dissuasion pour empêcher d’éventuelles incursions.

Il s’agit de quatre groupes armés locaux et un autre d’origine étrangère qui tuent en moyenne 130 personnes chaque mois, précise la mission onusienne.

Selon Karna Soro, chef de bureau de la Monusco en Ituri, près de huit cents personnes sont mortes au cours de ces violences durant le seul premier semestre de l’année 2023.

Depuis 2017, la province de l’Ituri abrite des groupes armés qui la déstabilisent.

Au moins deux millions de personnes ont été déplacées et près de quatre cent mille autres obligées de quitter leur ménage pour aller trouver refuge dans dix camps de déplacés internes.

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Photo d’illustration : Une vieille femme, victime de violences de groupes armés dans le Nord-Kivu dans un camp de déplacés dans l’est du Congo

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