Burundi : bientôt un vaccin contre le paludisme pour les moins de deux ans
L’annonce a été faite ce jeudi dans un communiqué du ministère en charge de la santé publique. C’est au moment où le Burundi se joignait au monde entier pour célébrer la journée internationale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année. Ce vaccin sera administré aux enfants de 8 provinces ayant entre 6 et 18 mois. (SOS Médias Burundi)
C’est un sentiment de satisfaction de la part de certains parents. Ils témoignent que des bébés sont affectés par le paludisme dans certains coins du pays comme la région de l’Imbo.
« Ma sœur qui vit dans la province Bubanza a perdu un enfant l’année dernière suite au paludisme. Dans un ménage de 6 membres, 4 ont été hospitalisés et ont failli d’ailleurs y laisser la vie », nous a raconté un collègue.
Il reste confiant que si les enfants sont immunisés dès le bas âge, il n’y aura plus ce risque. Les provinces qui sont en premier lieu concernées par la vaccination contre le paludisme sont Bubanza- Cibitoke (nord-ouest), Karusi (centre-est) Kirundo-Muyinga- Ngozi (nord-est) ainsi que Rutana-Ruyigi (sud-est). Le communiqué du ministère en charge de la santé révèle que ce sont ces provinces qui connaissent plus de cas de paludisme et de décès liés à la maladie.
Aujourd’hui, les responsables sanitaires se félicitent de la réduction de ces cas qui, au cours du premier trimestre 2022 étaient estimés à 1.863.288 personnes depistées positives tandis que pour la même période en 2023, ils étaient évalués à 982. 863 personnes.
Une diminution que le ministère explique par « la distribution de masse des moustiquaires imprégnées d’insecticide avant la fin de l’année 2022 ». Toutefois, les prestataires de santé déplorent le fait que la population utilise ces moustiquaires pour d’autres fins autres que celles de se prévenir contre la malaria dont la pêche dans les rivières et leur utilisation dans les champs de riz durant les périodes de récolte ou encore dans les champs de tomates ou des amarantes . Les autorités burundaises interpellent la population à la consultation précoce et rappellent que le test de dépistage est gratuit ainsi que les médicaments. Au Burundi, le ministère en charge de la santé n’a pas communiqué le nombre actualisé des décès causés par la malaria même si elle reste l’une des principales causes de décès dans la petite nation de l’Afrique de l’est.
En 2022, on estime à 249 millions le nombre de cas de paludisme et à 608 000 le nombre de décès dus au paludisme dans 85 pays, d’après l’OMS.
La Région africaine de l’OMS supporte une part importante et disproportionnée de la charge mondiale du paludisme.
En 2022, 94 % des cas de paludisme (233 millions) et 95 % des décès dus à la maladie (580 000) ont été enregistrés dans cette Région.
Les enfants de moins de cinq ans représentaient 80 % des décès dus au paludisme dans la Région.
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Photo : des patients attendent un test standard du paludisme dans une structure sanitaire au Burundi
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