Bujumbura : des enfants victimes de la cherté de la vie

Bujumbura : des enfants victimes de la cherté de la vie

Les prix des denrées alimentaires grimpent au jour le jour, la vie est devenue trop chère. Avoir de quoi manger et en quantité suffisante est un problème pour de nombreuses familles.Ceux qui ont des enfants en bas âge disent aujourd’hui qu’il leur est impossible d’équilibrer l’alimentation à cause de la flambée des prix sur le marché.Ils se contentent de petites quantités pour que les enfants ne meurent pas de faim. (SOS Médias Burundi)

Une mère rencontrée au marché dit COTEBU (nord de Bujumbura) indique qu’elle ne peut pas penser à acheter des fruits pour les enfants alors qu’elle n’a ni farine ni haricot.

Sabine, vendeuse de limonades au marché COTEBU et mère de cinq enfants et ayant recueilli deux autres personnes de la famille dans son foyer signale qu’elle a arrêté de prendre les deux litres de lait quotidiens qu’elle payait d’habitude par mois pour ses enfants à cause de la flambée des prix.

Elle ajoute qu’elle essaie de gérer le peu de moyens qu’elle trouve mais qu’elle n’arrive pas à donner à ses enfants des aliments équilibrés.

Une autre femme rencontrée à Kamenge (nord de la ville commerciale) estime ne pas se souvenir de quand elle achetait des fruits pour ses enfants.

« La vie est trop chère et les produits de première nécessité sont au-dessus de nos moyens et nos enfants en payent le prix », se plaint-t-elle.

Jéremie, père de quatre enfants avec une épouse au chômage, indique qu’il lui est aujourd’hui impossible de couvrir tous les besoins de sa famille.

Il ajoute aussi qu’il n’est pas facile de diversifier les plats à donner aux enfants faute de moyens.

« Nourrir la famille aujourd’hui en pensant à l’équilibre de l’alimentation des enfants est très difficile », martèle-t-il avec un petit sourire crispé.

Il dit « se contenter seulement de trouver de la nourriture quotidienne en quantité suffisante pour que les enfants mangent à leur faim, tandis que pour l’équilibre, les moyens ne le permettent pas aujourd’hui ».

Tous sont conscients que les enfants ont besoin d’un régime alimentaire équilibré composé de légumes et fruits, céréales et protéines et qu’ils ont aussi besoin de trois repas quotidiens, mais aujourd’hui, avec la cherté de la vie ,c’est quasi impossible.

Tous ces parents interviewés indiquent qu’ils s’assurent seulement que les enfants prennent au moins deux repas par jour et, dans la mesure du possible, trois.

_________________________________________________

Previous Kirundo : deux commerçants en détention pour fraude de café sec
Next Fizi : affrontements entre les rebelles Red-Tabara et les Maï -Maï Yakutumba

You might also like

Société

Rutana (Giharo) : la comptable communale et le responsable du marché de Giharo arrêtés

La comptable communale Keïtta Keza et Jean Bucumi, responsable des percepteurs des taxes communales en zone de Giharo ont été arrêtés samedi dernier. Ils sont soupçonnés de détournement de fonds.

Société

Giharo : des propriétaires de moulins disent être victimes de décisions contradictoires des autorités

Depuis février dernier, le gouverneur de la province de Rutana (sud-est du Burundi) a ordonné la délocalisation des moulins installés à moins de six mètres de la route nationale numéro

Société

RDC : le rejet du général Gasita met en lumière le climat anti‑Tutsi dans l’Est

SOS Médias Burundi Bukavu, 2 septembre 2025- La contestation autour de la nomination du général Olivier Gasita à Uvira révèle, une fois de plus, la résurgence inquiétante des tensions ethniques