LES RÊVES DE BAREGEYA : Tuer ses enfants pour accuser le Rwanda , cher ridicule, quand tueras-tu ?

LES RÊVES DE BAREGEYA : Tuer ses enfants pour accuser le Rwanda , cher ridicule, quand tueras-tu ?

Depuis bientôt deux décennies, le parti au pouvoir au Burundi ne fait que fabriquer des ennemis qui n’en sont pas vraiment. Des cadavres dans les lacs et rivières, des grenades sur des places publiques, dans les bars ou d’autres rassemblements, sans parler des assassinats ciblés qui se font sans vergogne. Dépassée par ces actes barbares, Baregeya qui est sur le point de piquer un AVC rêve et rêve encore. La pauvre nage dans la clairvoyance des agents de sécurité, des autorités judiciaires et de l’exécutif.

(Opion par Mahoro /SOS Médias Burundi)

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Je vois un ange qui a largement déployé ses ailes, avec une épée, prêt à décapiter quiconque tenterait de perturber le paradis.
Boom ! Un grand bruit. On dirait l’explosion d’une bombe. En plein paradis ? Boom ! Boom ! D’autres explosions ici et là. L’ange, courroucé, éteint d’un simple battement de ses immenses ailes blindées les feux causés par les explosions. Aucun dégât à déplorer. C’est connu, on ne meurt pas au paradis. N’ayez pas peur.
Waouh ! Voyez-moi ces vaut-rien qui avaient pensé pouvoir déstabiliser le paradis. L’ange les a tous immobilisés. Ils sont présentés à tout le monde. L’ange doit veiller jour -nuit, car le paradis est limitrophe de l’enfer, dont la jalousie n’a pas de limites. Certaines gens quittent le paradis pour aller apprendre à faire du mal en vue de revenir tuer des compatriotes qui baignent dans un bonheur paradisiaque infini. Ceux qui ont été immobilisés par l’ange ont été formés là-bas.

Pas besoin de vérifier, c’est connu, le maudit voisin est le maître du mal par excellence. Et il en veut à mort à son voisin si béni.

Paradis, vous dites ?

Eh oui ! C’est le paradis pour notre Baregeya. Elle qui n’entend parler que du paradis, Eden Garden, pays gâté par la nature, pays du guide éternel, pays dirigé par l’envoyé de Dieu. Il n’est personne d’autre que le super président, généralissime Neva. Pardon, je n’oserais pas dire son nom, sous peine de bégayer éternellement.
Baregeya est Burundaise. Pauvre, démunie, affamée, sans abri. Aucun malheur ne l’épargne. Toutefois, la rhétorique des dirigeants qui est à l’antipode de la réalité infernale qu’elle vit la pousse à rêver. Bref, le Paradis, c’est le Burundi qui a fermé les frontières d’avec le Rwanda. L’ange, c’est l’aigle, ce rapace qui est le totem des dirigeants. Malheureusement, certains sont plus cruels, plus bêtes, plus gourmands. Leur crédo, c’est le mal.

Tant qu’on a un bouc émissaire…

Des grenades dans différents bistrots de Bujumbura, des dizaines de membres du parti FNL (Forces nationales de libération) transpercés par des arbres comme des brochettes, des cadavres dans les lacs du nord du pays, des cadavres dans les rivières du pays, la Rusizi surtout, le carnage de Gatumba dans un bar en 2011, des embuscades à répétition sur des véhicules de transport en commun, l’assassinat d’élèves et d’étudiants, le meurtre de hauts gradés de l’armées et de la police, etc., restent la seule nourriture accessible dont se gave au quotidien, non le ventre, mais l’esprit du citoyen.

Malheureusement et heureusement, il est très facile d’en démasquer les auteurs, car le modus operandi est connu.
Sans aucun risque de nous tromper, les dirigeants orchestrent les assassinats et accusent les opposants et autres « ennemis de la Nation ». Ce qui est drôle, c’est qu’en peu de temps, la vérité finit toujours par éclater au grand jour.

Vous pouvez penser que nous avons oublié le cas des sœurs italiennes de Kamenge. Oh que non. Le bouc émissaire : un malade mental connu de tout le monde. Christian Butoyi est toujours en détention. Mais un des exécutants va finir par tout dire. Et pourtant, toutes trois étaient connues pour leur soutien au parti de l’aigle depuis des années.
« Elles ont subi le même sort que quelques militaires de l’ancienne armée FAB (Ancienne armée dominée par la minorité Tutsi) qui avaient aidé ceux qui les ont tués par la suite ». Ma source ? Je ne la citerai pour ne pas lui faire subir le même sort.

Des accusations trop gratuites

Le Rwanda ! Le Rwanda ! Le Rwanda ! C’est devenu un refrain très amer d’une chanson dont le son est plus que désagréable à l’oreille. Si ce n’est pas le Rwanda, c’est la société civile indépendante qui a été contrainte de fuir le pays, ou alors Rwasa et d’autres opposants malmenés psychologiquement et physiquement.
Sans entrer dans les détails, car il n’y aurait pas assez d’espace pour décrire les méfaits du parti de l’aigle, parlons en peu de mots des grenades lancées récemment dans la ville de Bujumbura. Pourquoi cette haine envers le voisin du nord, ou plutôt envers le président rwandais ? Encore une fois, je me demande si c’est Kagame qui a bu tout le carburant que le Burundi devrait avoir. Qui est ce Kagame qui « dévore » tout le sucre du Burundi, qui vole toutes les devises après avoir fait déborder le lac Tanganyika et la Rusizi qui perturbent les riverains.
Kagame ! Kagame ! Indépendamment de sa taille, les gros hommes (j’aime les ballons !) n’ont que son nom au bout des lèvres, comme si c’était lui qui a bu tout le contenu des cuves de la BRARUDI (Brasserie et limonaderies du Burundi) et toute l’eau de la Regideso (Régie de distribution d’eau et de l’électricité) , sans oublier son électricité.
Si le ridicule tuait, le Burundi aurait eu un autre président depuis au moins 2 ans, certains porte-mensonges, pardon, porte-paroles, seraient sous le giron de la justice depuis des années. Et quand alors le ridicule tuera, le Burundi se videra des hommes-rapaces, des insensés qui ont le mal comme devise et qui ont la conscience tranquille en versant le sang des innocents.
Pauvre de moi, je me tais, mes nerfs sont tendus, mon cœur plein d’amertume, dans un blackout total. Les surprises de demain sont sans aucun doute très amères. Où serai-je ? Dans un endroit encore pire, sans risque de me tromper. Pourquoi ? Je vois les yeux rouges de l’aigle qui me fixent. Il jure de me déchiqueter, pour ensuite accuser les pauvres hérons garde-bœufs. BYE !

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