RDC : plus de 1800 enfants ont été enrôlés dans les groupes armés en 2023 (ONU)

RDC : plus de 1800 enfants ont été enrôlés dans les groupes armés en 2023 (ONU)

Au moins 1861 enfants, 1535 garçons et 326 filles ont été recrutés et utilisés par différents groupes armés locaux et étrangers dans l’est de la République démocratique du Congo entre le mois de janvier et décembre 2023.Ces chiffres sont contenus dans un rapport du Conseil de sécurité des Nations-Unies publié en juin 2024.Il porte notamment sur l’évolution de l’impact des conflits armés sur les enfants et comporte des informations sur les violations commises. (SOS Médias Burundi)

Les provinces concernées par ce rapport sont : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri à l’est du Congo.

Certains enfants ont été utilisés au combat, d’autres dans des rôles de soutien ou encore comme gardes du corps ou porteurs de vivres et munitions et en tant qu’espions, dit le rapport.

« 52 enfants assumaient le poste de gardiens de fétiche au moment où 101 autres ont servi pour s’acquitter des tâches non spécifiées ».

Le même rapport confirme également que 67 enfants, 64 garçons et 3 filles « ont été détenus pour association présumée avec des groupes armés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) » au cours de la même période.

« En 2023, les violences faites aux enfants dans les conflits armés ont atteint des niveaux extrêmes, avec une augmentation choquante de 21 % des violations graves. Les enfants ont été les premières victimes de la multiplication et de l’aggravation des crises, au mépris total de leurs droits, et notamment de leur droit inhérent à la vie », disent les enquêteurs de l’ONU.

Le conseil de sécurité des Nations-Unies attribue des pertes en vies humaines à des attaques ciblées contre des civils, à des engins explosifs, à la torture et à des tirs croisés dont certains sont survenus lors du recrutement.

Le rapport dénonce aussi les violences sexuelles perpétrées contre les enfants dans les zones en proie à des conflits armés, les auteurs étant à la fois des rebelles et éléments de l’armée régulière.

Le gouvernement congolais est appelé à multiplier les efforts en vue d’éradiquer les groupes armés locaux et étrangers. Il faut donc un appui logistique conséquent aux forces loyalistes pour traquer les groupes armés, selon les enquêteurs.

Dans les entités où pullulent les milices locales dont celles entretenues par les autorités congolaises et les groupes armés étrangers, les enfants sont les plus exposés et touchés par les conflits armés à côté des multiples cas des violations des droits des enfants, dont leur recrutement et utilisation dans les enlèvements.

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Photo d’illustration : des miliciens locaux attaquent le M23 à Bashali

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