Gitega : le manque de farine inquiète les détenus de la prison centrale

Gitega : le manque de farine inquiète les détenus de la prison centrale

Depuis lundi dernier, les 1728 détenus incarcérés à la prison centrale de Gitega (capitale politique du Burundi) ne reçoivent plus leur ratio de farine de maïs et de manioc. (SOS Médias Burundi)

Selon une source proche de cette maison de détention, les plus touchés sont ceux qui viennent de loin et qui comptent sur les 350 g de farine de maïs ou de manioc qui leur sont habituellement réservés pour survivre. La raison est simple : ils n’ont pas de famille dans les environs pour leur apporter de la nourriture.

Pour le moment, ils ne recoivent que 350 g de haricots pour chaque détenu et par jour.

Ils disent qu’il est pratiquement impossible de tenir toute la journée et demandent aux bienfaiteurs de leur venir en ainde .

Construite depuis 1923 pour acceuillir 400 personnes, la prison centrale de Gitega compte actuellement 1728 détenus, soit plus de 400% de sa capacité d’accueil.

________________________________________________

Photo : l’entrée principale de la prison centrale de Gitega dans la capitale politique du Burundi

Previous Ndayishimiye : d’homme providentiel à roi sans royaume
Next Burundi : pourquoi les autorités burundaises veulent garder secrètes les informations sur les militaires affectés en RDC ?

You might also like

Droits Humains

Présence du Premier ministre burundais à Paris : « Une honte pour la France », selon l’IDHB

Gervais Ndirakobuca, Premier ministre du Burundi participe à un sommet pour un pacte financier international cette semaine à Paris. L’Initiative pour les droits humains au Burundi (IDHB) parle d’une honte

Droits Humains

Mbuye (Muramvya) : la famille d’Oscar Mbonihankuye, tué par des Imbonerakure pour n’avoir pas participé aux travaux communautaires, réclame son corps

Oscar Mbonihankuye, âgé de 60 ans, a été arrêté, torturé puis jeté dans la rivière Mubarazi par des Imbonerakure, il y a plus de deux semaines.Selon nos sources, les faits

Droits Humains

Burundi : « Personne n’a le droit d’exiler un demi-million de Burundais », plaide Marguerite Barankitse

SOS Médias Burundi Kigali, 21 juin 2026–Alors que le monde a célébré le 20 juin la Journée mondiale des réfugiés, les témoignages et les appels à la solidarité envers les