Gitega : deux prisonniers politiques privés de soins de santé
Il s’agit du général major de police Herménégilde Nimenya et du colonel Michel Kazungu. Les deux hommes, qui purgent la peine à perpétuité dans l’affaire du putsch manqué de mai 2015 sont alités à l’hôpital régional de Gitega (capitale politique). Les renseignements burundais ont refusé qu’ils puissent bénéficier d’un transfert vers la ville commerciale Bujumbura où la plupart des médecins spécialistes sont basés. (SOS Médias Burundi)
La santé des deux détenus s’est détériorée ces derniers temps.Ils souffrent respectivement de diabète et d’hypertension et d’hépatite.
Le colonel Kazungu a été admis à cet hôpital fin septembre dernier. Ce n’est pas la première fois qu’il lui est refusé un transfert pour être traité par un spécialiste.
Pour le général major de police Herménégilde Nimenya, il a été transféré à l’hôpital régional de Gitega le 4 octobre dernier. Les médecins généralistes dans la capitale politique ont indiqué qu’ils ne peuvent pas traiter les deux cas. Mais les renseignements s’y sont opposés. D’après nos sources, même un proche du général Nimenya qui a essayé d’appeler un médecin spécialiste pour avoir des conseils sur les médicaments à lui prescrire, a vu son téléphone confisqué par les renseignements burundais.
En plus du manque de médecins spécialistes, l’établissement sanitaire qui abrite les deux hommes est en cours de rénovation.
« Les conditions d’hospitalisation y sont très déplorables. L’hôpital est plus malade que les patients qu’il accueille », analyse un journaliste local.
Les proches des deux hommes demandent aux autorités burundaises de les laisser jouir de leur droit à la santé.
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Photo : de droite à gauche sur la première ligne, le général major de police Herménégilde Nimenya et les autres officiers de l’armée et de la police burundaise accusés dans le coup d’Etat raté du printemps 2015, devant la Cour d’appel de Gitega, Avril 2016 © SOS Médias Burundi
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