Bujumbura : les Batwa sans terres cultivables vivent de la mendicité
Les familles-Batwa qui habitent les collines qui surplombent la ville commerciale Bujumbura n’ont pas de terres cultivables comme d’autres catégories de la population burundaise. Elles disent que leur vieux métier, la poterie, ne rapporte plus rien et vivent de la mendicité. (SOS Médias Burundi)
C’est devenu une habitude pour les citadins de rencontrer les femmes et les enfants de la communauté-Batwa, mendiant à longueur de journée.
Devant les portails des ménages de Kiriri, Gihosha, Gatoke , Gasekebuye et Rohero, on croise ces derniers jours des Batwa composés en grande partie des femmes en compagnie des enfants qui cherchent les restes de nourriture. C’est le cas de Pétronie Murinde, originaire de la colline de Nyembuye.
« Je n’ai pas de terres cultivables. Je ne vois pas d’autres sources de revenus pour nourrir mes trois enfants. C’est pour cette raison que vous nous voyez dans les rues pour mendier », a-t-elle expliqué.
Les jeunes gens de cette communauté cherchent du travail dans les ménages ou comme tâcherons pour trouver de la nourriture.
Cependant, selon certains Batwa, ils ne gagnent pas la confiance des employeurs puisqu’ils sont très souvent taxés de « voleurs ».

Virginie habite la localité de Muyira. La poterie, son vieux métier, ne lui rapporte plus rien, déplore-t-elle. « Les pots en argile n’ont plus de marché. »
Les Batwa qui se sont confiés à SOS Médias Burundi demandent au gouvernement de les aider et surtout de leur trouver des terres cultivables. Les Batwa est une tribu très minoritaire et marginalisée au Burundi. Elle se retrouve aussi dans les pays de la sous-région comme au Rwanda et en République démocratique du Congo (RDC). Malgré les quotas qui leur sont reconnus par la Constitution du Burundi notamment au parlement, les Batwa restent confrontés à plusieurs défis dont le non accès à l’éducation et aux soins de santé. Depuis l’existence de la petite nation de l’Afrique de l’est, les Batwa ont un représentant au gouvernement. Il s’agit de la ministre Imelde Sabushimike, en charge de la Solidarité et des droits de la personne humaine.
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Photo : des jeunes garçons et filles de la minorité Batwa mendiant dans une rue de la capitale économique Bujumbura, octobre 2024 © SOS Médias Burundi
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