Bujumbura : la journaliste Sandra Muhoza condamnée à 21 mois pour deux délits

Bujumbura : la journaliste Sandra Muhoza condamnée à 21 mois pour deux délits

Notre consœur a été condamnée par le tribunal de Mukaza dans le centre de la ville commerciale Bujumbura. La décision est tombée ce lundi 16 décembre. Reporters Sans Frontières (RSF) qui dénonce « une décision politique injuste », a appelé la justice burundaise à revenir sur sa décision. (SOS Médias Burundi)

Reporters Sans Frontières qui n’a cessé de dénoncer l’arrestation et la détention de Sandra Muhoza, a annoncé lundi qu’elle a été condamnée à 18 mois pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » et trois mois pour « aversion raciale ».

Selon l’Organisation qui défend les droits des journalistes basée à Paris en France, en condamnant notre consœur, les autorités burundaises « s’entêtent à poursuivre une triste série d’actes de répression aveugles de la liberté de la presse ».

Cité par RSF, Prosper Niyoyankana, un des avocats de Sandra Muhoza a jugé cette condamnation « fantaisiste et motivée par une volonté manifeste de faire taire toute personne en déphasage avec le régime ».

Un autre avocat a confié à SOS Médias Burundi lundi soir que « Nous allons faire appel de cette décision et exiger la libération sans condition de notre cliente car elle a déjà purgé le quart de cette peine ».

« La condamnation injuste de Sandra Muhoza est la dernière mesure de répression en date des autorités envers les journalistes. Une décision qui intervient au moment où le pays s’achemine vers des élections législatives et communales. Alors que la journaliste est poursuivie à cause d’une information impliquant le parti au pouvoir, la politisation de ce verdict fait peu de doute », a déclaré Sadibou Marong, responsable du bureau Afrique subsaharienne de RSF.

« RSF dénonce fermement une décision motivée par des considérations politiques et appelle les autorités judiciaires à libérer immédiatement la journaliste Sandra Muhoza », a-t-il réagi.

LIRE AUSSI :

Il n’y avait pas de réaction directe des autorités judiciaires de la petite nation de l’Afrique de l’est. RSF a qualifié les accusations qui sont reprochées à notre consœur de « fallacieuses ».

_______________________________________________
Photo : la journaliste Sandra Muhoza en tenue de prisonniers au Burundi, DR

Previous Photo de la semaine : le français souffre dans les médias au Burundi, selon une association locale
Next Mahama (Rwanda) : le taux de rapatriement se réduit presqu’à 0%

You might also like

Médias

Burundi- Presse : le groupe de presse Iwacu de plus en plus intimidé

Trois reporters du groupe de presse Iwacu ont été brièvement retenus à l’aéroport de Bujumbura ce jeudi. Ils étaient en plein reportage. Les trois reporters d’Iwacu Alain Majesté Barenga, Chimène

Médias

Burundi : vers la réouverture des médias fermés ?

Le chef de l’État, Évariste Ndayishimiye a recommandé au conseil national de la communication (CNC) de s’asseoir avec les responsables des médias suspendus ou en situation de sanctions. Il indique

Médias

Liberté pour la journaliste Floriane Irangabiye [Appel du collectif des journalistes de SOS Médias Burundi]

SOS Médias Burundi lance une mobilisation pour affirmer sa pleine solidarité avec la consoeur-journaliste Floriane Irangabiye, arrêtée et détenue arbitrairement au Burundi depuis le 30 août 2022. Ce mardi 13