Violence policière à Mitakataka : une femme grièvement blessée et hospitalisée

Violence policière à Mitakataka : une femme grièvement blessée et hospitalisée

SOS Médias Burundi

Bubanza, 20 août 2025- Dans la commune Bubanza, province de Bujumbura à l’ouest du Burundi, l’indignation est totale. Le 8 août dernier, une femme a été violemment agressée par un policier en service à l’Institut Supérieur de Police (ISP). Accusée à tort de sorcellerie, elle est depuis hospitalisée, tandis que l’agent, soupçonné d’agir en état d’ébriété, n’a subi aucune sanction, provoquant colère et révolte parmi les habitants.

Selon des témoins, le policier a roué la victime de coups à coups de bâton, provoquant des blessures graves. La brutalité de l’acte a déclenché la révolte immédiate des riverains, certains tentant de lyncher l’agent. Celui-ci n’a échappé à la vindicte populaire que grâce à l’intervention musclée de ses collègues venus en renfort.

Un policier protégé par ses pairs

Pour la population, l’inacceptable dépasse la violence de l’agression : malgré les appels à la justice, l’auteur des faits continue de circuler librement.

« Il est protégé par ses collègues, alors qu’il a failli tuer une femme innocente », déplore un notable local.

Un responsable administratif local a confirmé les faits auprès de SOS Médias Burundi, soulignant l’absence de sanction jusqu’à présent. Cette impunité nourrit un sentiment d’abandon parmi les riverains, qui estiment que les forces de l’ordre se couvrent entre elles au détriment des citoyens.

La population exige des mesures exemplaires

Face à ce qu’ils qualifient de « comportement criminel », les habitants réclament des poursuites judiciaires contre le policier et des garanties pour éviter que de tels abus se reproduisent.

« Les policiers sont censés protéger les citoyens, pas les agresser. Nous voulons que justice soit rendue », martèle un membre de la communauté.

À ce jour, aucune réaction officielle des autorités policières n’a été enregistrée. À Mitakataka, la colère demeure intacte, alimentée par le sentiment que la loi ne s’applique pas toujours à ceux qui devraient l’incarner.

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Photo : Des policiers lors d’un défilé à l’Institut de Mitakataka, le 28 avril 2023. Malgré leur formation, un agent a récemment agressé violemment une habitante de la localité, suscitant l’indignation des riverains. © SOS Médias Burundi

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