Burundi-Élections: la campagne s’accompagne de tueries

Burundi-Élections: la campagne s’accompagne de tueries

Au moins deux personnes ont été tuées, vingt-six blessées et soixante quatre arrêtées dans des heurts entre des militants du CNDD-FDD et du CNL depuis le début de la campagne électorale. Le bilan a été dressé par la police hier. (SOS Médias Burundi)

Dans un communiqué, la police est revenue sur plusieurs cas de violence électorale.

Les provinces où les opposants et les membres du parti au pouvoir se sont affrontés sont notamment Kirundo, Kayanza et Ngozi au nord, Mwaro et Muramvya dans le centre, Ruyigi et Cankuzo à l’est, Rumonge et Bujumbura au sud-ouest.

C’est dans les provinces de Kirundo et de Rumonge que deux personnes ont été tuées.
Toutes militaient pour le CNDD-FDD, selon le porte parole de la police.

Pierre Nkurikiye

Pierre Nkurikiye confirme l’arrestation de soixante quatre membres du CNL suite aux affrontements des deux camps. « Les membres du CNL ne tolèrent aucune voix discordante. Ça s’est remarqué depuis le premier jour de la campagne à Ngozi quand ils étaient avec leur leader. Partout où ils voyaient des membres du CNDD-FDD, ils les attaquaient. Je pense qu’ils consomment des stupéfiants car ce qu’ils font en attaquant jour et nuit des citoyens paisibles ne peut être fait que par des gens drogués », a accusé le porte parole.


C’est la deuxième fois, en une semaine que la police accuse le leader CNL Agathon Rwasa d’inciter ses militants à la violence. Ce dernier semble visiblement ne pas se laisser faire. « Si tu veux nous tabasser, la loi internationale nous autorise à nous défendre. Allez dire au porte parole de la police que je peux aussi produire des communiqués mais je ne peux pas oser raconter des bobards comme il le fait. Cette guerre qu’il raconte n’existe que dans sa tête. Et je pense qu’il n’est pas le plus vaillant des rebelles, je le conseillerais d’être humble », a lancé M. Rwasa dans un meeting au sud de la capitale économique Bujumbura, lundi.

Jusqu’à présent, vingt six individus ont été blessés durant les bagarres entre les membres des deux principales formations politiques.
Dix-huit sont des militants du CNDD-FDD au moment où le CNL compte 8, selon la police.

Dans un communiqué hier, le procureur général de la République a mis en garde les politiciens qui ne respectent pas la loi tout en appelant ses représentants à « envisager des procès de flagrance » en cas d’affrontements entre militants de partis politiques.

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