Rentrée compromise dans les internats de Cibitoke : Des élèves exposés à la faim et aux maladies
SOS Médias Burundi
Cibitoke, 14 septembre 2025 – À la veille de la rentrée scolaire, l’inquiétude domine dans plusieurs lycées-internats de la région de Cibitoke en province de Bujumbura, à l’ouest du Burundi. Entre pénurie de vivres, dortoirs délabrés, matelas usés, manque d’enseignants et absence d’eau potable, les conditions d’accueil des élèves apparaissent compromises. Parents et responsables redoutent de graves conséquences sur la santé et l’avenir des enfants.
Les responsables du lycée Cibitoke, du lycée Butara et du lycée Mère du Sauveur de Buhayira tirent la sonnette d’alarme. Dans certains dortoirs délabrés, les matelas sont insuffisants ou complètement usés. Plusieurs élèves risquent de dormir à même le sol, sur de simples morceaux de mousse abîmés.
Vivres insuffisants et enseignants en nombre réduit
Au lycée Butara, le directeur explique avoir attendu les vivres destinés aux élèves internes, mais les quantités reçues sont largement insuffisantes.
« Les fournisseurs justifient la pénurie par la hausse des prix des denrées, alors que les fonds octroyés par l’État restent très limités », déplore-t-il.
Au lycée Cibitoke, les difficultés dépassent la question alimentaire : manque de bancs pupitres et déficit d’enseignants. « Plusieurs professeurs sont partis ailleurs, attirés par de meilleures opportunités », confie un responsable.
L’accès à l’eau potable, une menace sanitaire
Autre problème majeur : l’approvisionnement en eau potable. En pleine épidémie de choléra, le risque sanitaire est jugé très élevé.
« L’eau est une source de vie mais peut aussi devenir un danger. Nous craignons que nos élèves ne contractent la maladie », alerte un directeur.
Parents inquiets, autorités rassurantes
Ces difficultés sèment le doute chez de nombreux parents, qui redoutent que leurs enfants souffrent de faim ou tombent malades à cause des mauvaises conditions d’hygiène.
De leur côté, les responsables de l’enseignement à Cibitoke reconnaissent l’existence de certains problèmes mais se veulent rassurants :
« Tout le nécessaire pour accueillir les élèves a été prévu », assure Joseph Nyandwi, responsable de l’enseignement dans la région. Concernant la pénurie de matelas, il appelle les bienfaiteurs et partenaires du secteur éducatif à apporter leur aide, comme cela a déjà été fait par le passé.
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Photo : des élèves profitent d’un moment de détente en jouant dans les enceintes d’un lycée à régime d’internat à Cibitoke, malgré les défis auxquels l’établissement fait face. ©SOS Médias Burundi
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