Photo de la semaine-Épidémie de choléra : 226 cas recensés dans le nord-ouest du Burundi, MSF à la rescousse
SOS Médias Burundi
Depuis début septembre, 226 cas de choléra ont été enregistrés dans les communes de Cibitoke et Bukinanyana, dans la province de Bujumbura à l’ouest du Burundi. Débordés, les centres de traitement bénéficient désormais du soutien de Médecins sans frontières (MSF), alors que l’épidémie s’aggrave, alimentée par le manque d’eau potable et d’infrastructures d’hygiène.
L’épidémie de choléra s’intensifie dans le nord-ouest de la petite nation de l’Afrique de l’Est. Selon le médecin chef du district sanitaire de Cibitoke, 226 personnes ont contracté la maladie entre le 4 et le 18 septembre. Parmi elles, 84 sont actuellement prises en charge au centre de traitement du choléra installé à Rugombo, tandis que 130 malades ont déjà pu regagner leurs foyers.
« Nous faisons tout notre possible pour soigner les patients avec le soutien de Médecins sans frontières. En parallèle, nous multiplions les séances de sensibilisation et la chloration de l’eau dans les ménages », explique le médecin.
Une eau rare et souvent polluée
Dans plusieurs localités, les habitants pointent du doigt l’absence d’eau potable. Les bornes-fontaines restent parfois à sec pendant plusieurs semaines, contraignant les familles à s’approvisionner dans les rivières Nyakagunda, Nyamagana, Muhira, Kaburantwa, Rusizi ou encore dans les marais. Ces points d’eau sont pourtant régulièrement contaminés par les pesticides utilisés dans l’agriculture.
À ce manque d’eau potable s’ajoute une autre difficulté : de nombreux ménages ne disposent pas de latrines adéquates, ce qui facilite la propagation de la maladie.
Un appel à l’aide renforcée
Les collines de Mparambo, Rubuye, Kagazi, Rusiga, Ruhagarika, Nyakagunda, Samwe, Munyika, Dogodogo, Rukana, Ndava et Nyamitanga figurent parmi les zones les plus touchées. Face à cette situation alarmante, le médecin chef de district appelle les autorités à intensifier la mobilisation.
« L’épidémie progresse rapidement. Nous avons besoin d’un appui accru des organisations humanitaires », alerte-t-il.
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Notre photo : une femme court vers une fontaine publique où plusieurs domestiques attendent une goutte d’eau potable au chef-lieu de Cibitoke, septembre 2024 © SOS Médias Burundi
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