Rumonge : deux chauffeurs arrêtés pour non-respect des prix officiels de transport
SOS Médias Burundi
Rumonge, 29 novembre 2025 — Deux chauffeurs de transport en commun, Jean-Claude Ndayirukiye et Seremani Amisi, ont été arrêtés ce vendredi et placés au cachot du commissariat provincial de la police à Rumonge, dans le sud-ouest du pays, province de Burunga. Ils sont accusés d’avoir exigé des tarifs supérieurs aux prix officiels récemment fixés par le gouvernement.
Selon des sources policières, Jean-Claude Ndayirukiye aurait fait payer 15 000 francs burundais aux passagers voyageant depuis le chef-lieu de la commune Bururi (province de Burunga), alors que le tarif réglementaire pour ce trajet est de 6 000 francs.
Quant à Seremani Amisi, il aurait refusé de transporter des voyageurs se rendant à Bujumbura, la capitale économique du pays, en fin de journée, les obligeant d’abord à accepter de payer 15 000 francs pour un trajet dont le prix officiel est de 7 000 francs. Il a été immédiatement appréhendé et conduit au commissariat.
Ces arrestations interviennent deux jours seulement après une réunion tenue mercredi entre les autorités administratives de Rumonge et les propriétaires de bus, au cours de laquelle les transporteurs s’étaient engagés à respecter scrupuleusement les tarifs imposés par le gouvernement.
Tarifs officiels fixés par le gouvernement
Rumonge – Bururi : 6 000 FBu
Rumonge – Bujumbura : 7 000 FBu
Rumonge – Nyanza-Lac : 5 500 FBu
Si le carburant est désormais plus disponible que le mois précédent, plusieurs propriétaires de véhicules de transport affirment que la dégradation avancée des routes augmente considérablement leurs dépenses en réparations, ce qui les pousse parfois à revoir les prix à la hausse.
Les deux chauffeurs restent détenus en attendant d’éventuelles poursuites pour non-respect des mesures tarifaires officielles, tandis que les autorités promettent de renforcer le contrôle du secteur du transport en commun dans la région.
À noter qu’il y a quatre mois, plusieurs rabatteurs et chauffeurs avaient été arrêtés dans différentes provinces et villes pour avoir protesté contre la stagnation des tarifs officiels, alors que le carburant reste introuvable depuis près de cinq ans. Ils avaient été envoyés dans un cachot de la police non loin de la frontière avec le Rwanda, dans le nord du pays, et détenus dans des conditions jugées inhumaines.
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Photo : des passagers attendent un bus sur le parking principal au chef-lieu de Rumonge, dans le sud-ouest du Burundi, où deux chauffeurs ont été arrêtés. © SOS Médias Burundi
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