Dzaleka (Malawi) : vol à main armée et violence ciblée dans le camp
Dzaleka, 13 janvier 2026 – Dans la nuit du lundi, le camp de Dzaleka a été le théâtre d’un vol à main armée au cours duquel plus de 800 000 kwacha malawite (près de 500 USD) et d’autres biens de valeur ont été dérobés. Selon des sources locales, un policier serait impliqué dans cette affaire.
La victime est un réfugié congolais de la zone de Lisungwe, chef de ménage et propriétaire d’une boutique vendant farine, haricots, riz et autres articles de première nécessité.
« Des bandits armés se sont introduits dans sa boutique et ont volé plus de 800 000 kwacha, des sacs de riz, trois téléphones portables et un poste téléviseur », rapporte notre source.
Les assaillants ont d’abord ligoté les membres de la famille, et le mari a été enlevé. Quand sa femme a crié au secours, affirmant avoir reconnu l’un des agresseurs, elle a été violemment frappée à la tête avec le fusil d’un des hommes, perdant connaissance. Elle a été admise à l’hôpital pour soins intensifs.
Selon les réfugiés, le suspect identifié par les victimes est un policier, rapidement arrêté pour enquête. Cependant, la population craint qu’il soit relâché sans suite. Les réfugiés exigent justice et garantie de sécurité pour les habitants du camp.
Pour l’heure, la police s’active également à retrouver le chef de famille ciblé. Ce cas n’est pas isolé dans un camp régulièrement secoué par la criminalité et où un climat de suspicion plane sur la complicité possible de certains éléments de la police.
Le camp de Dzaleka, qui accueille plus de 50 000 réfugiés, dont au moins 11 000 Burundais, continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, accentués par cette nouvelle affaire.
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Photo : Le réfugié congolais, victime du vol à main armée à Dzaleka, allongé sur le lit d’hôpital. © SOS Médias Burundi
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