Bubanza : le directeur de la prison suspendu pour mauvaise gouvernance
SOS Médias Burundi
Bubanza, 26 mars 2026 — La prison de Bubanza, située en commune Bubanza, dans la province de Bujumbura à l’ouest du pays, est au cœur d’une affaire de mauvaise gouvernance. Son directeur, Samuel Kayanda, a été suspendu de ses fonctions à titre administratif, en attendant d’éventuelles suites judiciaires ou disciplinaires.
Selon des témoignages concordants de détenus, le responsable de l’établissement est accusé d’avoir instauré un système de monnayage à l’intérieur de la prison. Les prisonniers affirment qu’il leur soutirait des sommes allant de 100 000 à 300 000 francs burundais en échange de certains privilèges. Parmi ceux-ci figuraient notamment la possession de téléphones portables — pourtant interdits en détention — ou la promesse d’attributions de fonctions de représentation des autres détenus, avec la possibilité d’améliorer leurs conditions carcérales.
Outre ces pratiques dénoncées, les conditions de vie au sein de la prison ont également suscité de vives inquiétudes. Les détenus rapportent avoir été confrontés à une pénurie de nourriture pendant une semaine, période durant laquelle ils n’ont consommé que des haricots, sans la farine de maïs ni le manioc habituellement prévus dans leur ration. Pourtant, selon certaines sources internes, l’approvisionnement aurait été régulier.
Face à cette situation, les services pénitentiaires ont procédé, le samedi 21 mars 2026, à une cérémonie de remise et reprise avec les nouveaux responsables de la prison. Cette transition a été marquée par des recommandations axées sur une gestion rigoureuse et transparente de la maison d’arrêt de Bubanza. Depuis ce changement, les détenus indiquent constater une amélioration, notamment avec le retour de la farine de maïs dans leur alimentation quotidienne.
Le cas de Samuel Kayanda continue de susciter l’attention au sein de l’opinion publique locale, alors que la prison de Bubanza illustre les défis rencontrés par les établissements pénitentiaires dans la petite nation de l’Afrique de l’Est, certaines maisons d’arrêt abritant jusqu’à plus de 700 % du nombre de détenus prévu.
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Photo : Une pancarte à l’entrée de la prison centrale de Bubanza, dans la province de Bujumbura à l’ouest du pays. L’établissement a récemment fait l’objet d’une enquête pour mauvaise gouvernance, conduisant à la suspension de son directeur. © SOS Médias Burundi
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