Burundi : la campagne de vaccination contre le HPV clôturée, entre adhésion et réticences
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 1er mai 2026 – La campagne nationale de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) s’est clôturée ce jeudi 30 avril sur l’ensemble du territoire burundais. Lancée le 28 avril, l’opération visait les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans dans le cadre de la prévention du cancer du col de l’utérus.
Selon le Programme national élargi de vaccination, environ 1 080 000 jeunes filles étaient ciblées à travers les écoles et les centres de santé pour les enfants non scolarisés. Les autorités sanitaires rappellent que ce vaccin est plus efficace lorsqu’il est administré avant toute exposition au virus responsable du cancer du col de l’utérus, l’un des cancers les plus fréquents chez les femmes au Burundi.
Entre sensibilisation et rumeurs persistantes
Tout au long de la campagne, les autorités sanitaires ont fait face à des rumeurs et à des hésitations dans certaines communautés. Certaines familles ont exprimé des inquiétudes sur les effets du vaccin, notamment des allégations selon lesquelles il pourrait affecter la fertilité des jeunes filles.
La Première dame avait fermement rejeté ces rumeurs, rappelant que le vaccin a été évalué et validé par des experts internationaux de la santé, notamment ceux de l’Alliance mondiale pour les vaccins (GAVI), avant son introduction au Burundi. Dans une déclaration faite le 29 avril, elle avait appelé la population à faire confiance aux autorités sanitaires et à ne pas céder à la désinformation, soulignant que la vaccination reste un outil essentiel de prévention contre le cancer du col de l’utérus.
Une couverture encore à consolider
Malgré les efforts de sensibilisation menés par les équipes sanitaires et les autorités locales, des cas de refus ont été signalés dans certaines localités, liés notamment à la désinformation et au manque d’accès à une information fiable.
Des parents ont exprimé leur méfiance, tandis que certaines adolescentes ont déclaré craindre des effets secondaires supposés, illustrant les défis persistants en matière de communication sanitaire.
Une stratégie de prévention à long terme
Les autorités sanitaires estiment néanmoins que cette campagne constitue une étape importante dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus au Burundi. Elles rappellent que la vaccination des adolescentes, combinée au dépistage et à la sensibilisation, demeure l’un des moyens les plus efficaces pour réduire durablement les cas de la maladie.
Des évaluations sont attendues dans les prochains jours afin de mesurer la couverture réelle de cette campagne nationale et d’identifier les zones nécessitant un renforcement des efforts de sensibilisation.
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Photo : Réunies en groupes d’épargne, ces femmes bâtissent ensemble leur autonomie financière et renforcent la solidarité au cœur de leurs communautés. Au Burundi, les autorités ont lancé une campagne de lutte contre le cancer du col de l’utérus, notamment à travers la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), ainsi que des actions de sensibilisation et de dépistage visant à réduire durablement la mortalité liée à cette maladie. © SOS Médias Burundi
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