Affaire-Mushano: Le collectif CARAVI plaide pour sa libération

Affaire-Mushano: Le collectif CARAVI plaide pour sa libération

Le Collectif des Associations pour la Réconciliation et l’Appui aux Victimes des Conflits sociopolitiques vient de saisir la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme. Le collectif demande à la commission chargée de la protection et de la promotion des droits humains d’intervenir pour faire libérer son vice-président, qui selon lui est « innocent ». (SOS Médias Burundi)

Pour le collectif CARAVI, l’emprisonnement de Térence Mushano constitue une violation flagrante de la liberté d’expression. Le président du CARAVI estime que la détention de Mushano ternit l’image du Burundi. « Empêcher un responsable d’une organisation reconnue par la loi de s’exprimer sur un sujet portant sur l’intérêt public comme celui relatif au traitement du passé ternit l’image de notre pays au moment où les nouvelles autorités ont rassuré que personne ne sera condamné pour son opinion », lit-on dans un communiqué qu’il a sorti ce mercredi.

Au moment de son arrestation, M. Mushano allait donner une interview à des journalistes du groupe de presse Iwacu. Il était à son lieu de travail à l’aéroport de Bujumbura. Pour le collectif, « accorder une interview à un médium pendant la pause ne constitue en aucun cas un crime pouvant conduire quelqu’un au cachot ».

Charles Makoto, président de ce collectif regroupant des associations de Hutu et Tutsi demande à la commission nationale en charge des droits humains de faire respecter les droits qui sont garantis à Mushano comme à tout autre citoyen.

___________________

Photo: Térence Mushano

Previous Burundi : Human Rights Watch félicite le Burundi sur les mesures prises pour endiguer le Covid-19 et demande au gouvernement de prioriser la question des droits de l’homme
Next Burundi: les enquêteurs de l'ONU plaident pour la libération des prisonniers politiques et des journalistes

You might also like

Droits Humains

Nord-Kivu : le M23 accusé de commettre un génocide contre les Hutus à Bukombo

La Nouvelle société civile congolaise a sorti un rapport sur la situation sécuritaire cette semaine. Elle parle de 58 personnes tuées et pointe du doigt le M23 qu’elle accuse de

Droits Humains

Rumonge : recrudescence de cas de viols sur mineurs

Au début de cette semaine, une adolescente de 14 ans a été violée sur la colline de Rutumo, zone Minago dans la commune et province Rumonge (sud-ouest du Burundi).L’auteur du

Droits Humains

Genève : le mandat du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains au Burundi renouvelé

Le vote est intervenu ce jeudi. Sur les 47 États qui composent le Conseil, 22 ont voté en faveur de la reconduction de Fortuné Gaétan Zongo. Les autorités burundaises n’avaient