Genève : le mandat du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains au Burundi renouvelé
Le vote est intervenu ce jeudi. Sur les 47 États qui composent le Conseil, 22 ont voté en faveur de la reconduction de Fortuné Gaétan Zongo. Les autorités burundaises n’avaient pas encore réagi à cette décision.
INFO SOS Médias Burundi
D’après nos sources au sein des organisations burundaises de la société civile en faveur de la reconduction du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi, c’est l’Union européenne qui a préparé et présenté la résolution. Elle a été adoptée ce jeudi à Genève. Sur les 47 États qui composent le Conseil, 22 ont voté en faveur de la reconduction de Fortuné Gaétan Zongo, 15 se sont abstenus et 10 ont voté en sa défaveur.
Selon le Conseil des droits de l’homme, la situation des droits humains dans la petite nation de l’Afrique de l’est continue d’être caractérisée par » l’impunité généralisée des auteurs de violations des droits de l’homme, la situation sécuritaire qui se détériore ainsi que l’augmentation des cas de disparitions forcées et des arrestations arbitraires ». Elle est amplifiée par une crise économique qui s’aggrave.
» Le travail du Rapporteur Spécial de l’ONU est essentiel dans un cas comme celui-ci, où il n’existe aucun autre dispositif indépendant mandaté pour examiner la situation des droits humains du pays. Les activités de la société civile et des médias au Burundi sont sévèrement restreintes, et le système judiciaire est contrôlé par le pouvoir exécutif », rappelle le Conseil.

Une séance du Conseil des droits de l’homme de l’ONU tenue au Palais des Nations à Genève, le 26 février 2024. ©️ 2024 Janine Schmitz/picture-alliance/dpa/AP Images
En juin 2019, les autorités burundaises ont fermé l’office des droits humains de l’ONU dans le pays. Le Rapporteur Spécial n’a pas aussi d’accès au territoire burundais.
» Compte tenu de ces défis, et à l’approche des élections législatives prévues pour 2025, l’examen et la collecte d’information menés de manière indépendante par le Rapporteur Spécial de l’ONU sont d’une importance cruciale « , notent les Nations-Unies.
L’ONU appelle les dirigeants burundais à » commencer à coopérer de manière constructive avec son Rapporteur Spécial, respecter leurs obligations en vertu du droit international relatif aux droits humains, et mettre fin à l’impunité pour les auteurs de violations de ces droits ».
Le gouvernement burundais n’avait pas encore réagi à cette décision. Mais les autorités burundaises ont toujours dénoncé » le rôle du Rapporteur Spécial des Nations-Unies », lui reprochant de » travailler pour le compte des pays et organisations qui salissent l’image du pays et celle de ses institutions » et de » mépriser les efforts du Burundi en matière de respect des droits humains et de réconciliation entre ses filles et fils ».
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Photo d’archives : À gauche, Fortuné Gaétan Zongo, le Rapporteur Spécial onusien sur la situation des droits humains au Burundi dont le mandat a été renouvelé le 10 octobre 2024
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