Burundi : le chef de l’État demande le concours de l’église catholique pour un développement durable

Burundi : le chef de l’État demande le concours de l’église catholique pour un développement durable

Entouré des évêques des différents diocèses du Burundi, monseigneur Simon Ntamwana , archevêque de Gitega a prêché le pardon mutuel et la réconciliation. C’était ce samedi en marge de la célébration de l’Assomption à Mugera, en commune de Giheta, dans la province de Gutega ( centre du Burundi). Il a par ailleurs insisté sur l’amour entre citoyens afin de ne plus plonger le pays dans les massacres avant de demander l’implication de l’église dans la lutte contre la pauvreté. Le président Évariste Ndayishimiye, un chrétien catholique très pratiquant y a pris part. Il a demandé au clergé de mettre sur pied des activités pouvant aider le pays à se développer. (SOS Médias Burundi)

Dans son homélie, l’archevêque de Gitega n’a pas mâché les mots. Simon Ntamwana a déploré les crises perpétuelles et interminables qu’a connues et continue de connaître le Burundi. Selon lui, elles sont le fruit de « l’égoïsme, la peur et la suspicion entre Burundais ». Il a ajouté que c’est cette situation qui a causé le perpétuel sous développement du pays.

Dans son discours, le chef de l’État Évariste Ndayishimiye est revenu sur l’historique de l’implantation de l’église catholique au Burundi en général et du sanctuaire marial de Mugera en particulier.

Le président Ndayishimiye a aussi insisté sur les méfaits de la colonisation. Il a toutefois reconnu le rôle des Burundais eux-mêmes dans les crises qui ont secoué son pays depuis son accession à l’indépendance en 1962.

Des chrétiens lors de la célébration de la fête de l’Assomption à Mugera

Pour celui qui a gagné l’une des élections les plus contestées mais les moins sanglantes en mai dernier, « la fête de l’Assomption est une occasion d’auto-évaluation ».

M. Ndayishimiye a par ailleurs rappelé aux Burundais de s’atteler aux travaux de développement.

Il a ensuite demandé aux leaders de l’église catholique au Burundi d’écrire des livres qui pourront inspirer les jeunes burundais et à mettre sur pied une banque afin d’octroyer des crédits aux citoyens dans le cadre de lutter contre la pauvreté.

Prenant la parole, monseigneur Joachim Ntahondereye, président de la conférence des évêques catholiques du Burundi a promis de promouvoir la tradition écrite à l’instar des abbés Michel Kayoya et Jean Baptiste Ntahokaja.
Pour ce qui est de la création d’une banque souhaitée par le chef de l’État, le doyen des représentants du Saint Siège au Burundi a indiqué que « la requête sera analysée par le collège des évêques ».

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Photo : le président Évariste Ndayishimiye et son épouse Angeline Ndayubaha à Mugera

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