Burundi-UE : Evariste Ndayishimiye ne compte plus sur les accords de Cotonou

Burundi-UE : Evariste Ndayishimiye ne compte plus sur les accords de Cotonou

Le président Évariste Ndayshimiye a animé sa première conférence publique ce vendredi depuis son entrée en fonction au mois de juin 2020. Il est entre autres revenu sur les relations entre son pays et l’Union Européenne d’un côté et avec le Rwanda de l’autre sans oublier la situation sécuritaire du moment. (SOS Médias Burundi)

UE

M.Ndayishimiye a reconnu que les relations avec l’Union Européenne ne sont pas au beau fixe depuis 2015. La cause de la détérioration de ces relations, selon le président de la République, est que l’UE a soutenu ceux qui ont tenté de renverser les institutions en 2015. Après l’échec, dit-il, Ils ont alors arbitrairement pris des sanctions contre le Burundi et ont suspendu la coopération. « Nous leur avons dit que s’ils veulent renouer les relations, les portes sont ouvertes mais s’ils ne veulent pas, on ne va pas leur forcer puisque la coopération ne doit pas être forcée », a-t-il avisé.

Quant à l’accord de Cotonou qui liait le Burundi à l’UE, le président burundais estime que cet accord a expiré. « L’accord de Cotonou ne tient plus. Nous ne pouvons pas continuer à parler d’un accord qui a perdu sa valeur ».

Rwanda

Dans la région, Évariste Ndayishimiye estime que les relations sont bonnes avec tous les pays sauf le Rwanda qui selon lui abrite les fauteurs des troubles depuis 2015. « Ceux qui ont essayé de renverser les institutions, qui ont brulé les maisons, les véhicules sont tous au Rwanda », s’est-il indigné avant plutôt de dire que le Rwanda pourrait être considéré comme une pépinière de malfaiteurs qui vont attaquer le Burundi. Il dit que le Rwanda devrait d’abord les extrader comme les autorités burundaises le font pour les malfaiteurs rwandais attrapés sur le sol burundais. « Je n’ai point dit que le Rwanda est un pays hypocrite. J’ai plutôt dit que le Burundi entretient de bonnes relations avec les pays honnêtes. Si ils veulent réellement être de bons voisins, les relations vont s’améliorer ».

Situation sécuritaire

Le chef de l’État s’est aussi exprimé sur l’état sécuritaire du moment.
« Dernièrement, j’ai quitté Kigoma (Tanzanie) trop tard,…demandez,…Hier j’ai quitté Bujumbura dans la nuit et ai traversé la forêt de la Kibira,… Je suis passé par des localités où ces hommes auraient passé… Mais je n’ai éprouvé aucun problème… Normalement des attaques armées s’attaquent à des hautes autorités. Or, c’est le président seul qui ,en prêtant serment s’engage à protéger les frontières du pays. Tu ne peux pas dire que tu as attaqué un pays alors que tu n’as même pas occupé une commune… Ce sont des choses dépassées… », a insisté M. Ndayishimiye.

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