Gitega: L’ombusdman dénonce la corruption dans les institutions publiques
Plusieurs cas de corruption, d’insubordination, de non-respect de la loi sont entre autres les défis relevés par l’ombudsman Édouard Nduwimana lors d’un atelier de sensibilisation des hauts cadres des institutions étatiques et paraétatiques sur les redevances envers les citoyens. (SOS Médias Burundi)
Ce vendredi, dans la capitale politique Gitega, l’ombudsman n’y est pas allé par quatre chemins. Il a dénoncé la corruption qui mine les institutions publiques. Une grosse pile de dossiers de plaintes s’entassent par ailleurs dans ses bureaux.
Édouard Nduwimana a cité l’exemple des autorités ministérielles qui refusent d’avaliser un projet d’intérêt national juste parce qu’il n’y trouve aucun avantage personnel.
L’Ombudsman a déploré également l’existence de plusieurs licenciements abusifs dans des institutions publiques.
Comme solution pour lutter contre la corruption, François Nibizi, recteur de l’ISGE (Institut supérieur de gestion des entreprises) a plaidé pour la révision de la politique salariale au Burundi.
«Un directeur général qui touche 200 mille Frbu et qui traite un dossier de 1 milliard de Fbu est exposé à la corruption», a-t-il constaté.

Élysée Ndaye, président de la cour des comptes a dénoncé des lacunes de la part de certains comptables et administrateurs communaux. Comme solution, il a proposé le renforcement des capacités pour les fonctionnaires avant d’entrer en fonction.
Suite aux défaillances des responsables administratifs qui occasionnent plusieurs indemnisations des citoyens par des sommes faramineuses débloquées par l’État, Jean Claude Mbazumutima , conseiller juridique au ministère de la Sécurité a demandé de déclencher l’action récursoire contre les autorités irresponsables.
Réagissant aux inquiétudes soulevées par les participants, Édouard Nduwimana, reconnaît que les maigres salaires sont l’un des facteurs de la corruption mais ajoute que même ceux qui sont bien payés sont corrompus. Il propose la modernisation et l’informatisation de l’administration pour mettre fin à ce phénomène.
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