Cibitoke : l’autorité judiciaire tente de désengorger le cachot du commissariat
L’autorité judiciaire de la province de Cibitoke (Nord-ouest du Burundi) a décidé de transférer 57 détenus vers la prison centrale de Bujumbura la capitale économique ce mercredi. Ils sont parmi un grand nombre de détenus qui étaient depuis plusieurs mois dans le cachot du commissariat de province. Des défenseurs locaux des droits humains qui avaient alerté sur les mauvaises conditions de détention saluent la mesure. Ils demandent toutefois que l’activité se poursuive. (SOS Médias Burundi)
Ça faisait des mois que des défenseurs locaux de droits humains dénoncent de mauvaises conditions dans lesquelles les prévenus sont détenus.
Ils précisaient que 167 personnes étaient enfermées dans de petites cellules dans ce commissariat dont la capacité d’accueil ne dépasse pas 50 individus. « En plus de cela, il n’y a pas de toilette, ni d’eau potable. L’endroit dégage une odeur nauséabonde qui, probablement est à l’origine de certaines maladies. C’est bon que le parquet ait transféré une cinquantaine de détenus. Mais il y a encore à faire », a réagi un activiste local à Cibitoke.
Selon une source judiciaire, les intéressés ont été transférés à la prison centrale de Bujumbura la capitale économique.
Toutefois, l’objectif est loin d’être atteint, selon des défenseurs locaux de droits humains. « Alors que le reste était un double de la capacité d’accueil au cachot du commissariat de province, on a encore emmené une trentaine de nouveaux détenus. Ils sont arrivés des commissariats communaux de province. Nous demandons aux autorités judiciaires de poursuivre l’initiative pour vraiment désengorger les cachots », insistent-ils.
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Photo : province Cibitoke
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