Burundi : la coalition CFOR-Arusha trouve que la nouvelle constitution ne permet pas une compétition démocratique et plurielle
Dans une correspondance adressée au secrétaire général de l’ONU, la Coalition des Forces de l’Opposition, CFOR Arusha fait savoir que le processus électoral de 2020 est d’ores et déjà biaisé.(SOS Médias Burundi)
D’entrée de jeu, la coalition des forces de l’opposition revient sur le fait que les nouvelles élections enterrent l’Accord d’Arusha : « La nouvelle Constitution promulguée le 7 juin 2018 traduit la volonté manifeste d’enterrer cet Accord historique d’Arusha qui avait pu stabiliser le pays pendant plus d’une décennie. Alors que celui-ci, était jusqu’ici supra constitutionnel, l’alinéa ‘ vu l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi’ qui en constituait le ‘chapeau’ a été supprimé, » explique la coalition.
Selon CFOR-Arusha, les grandes coalitions des partis politiques y sont supprimées et remplacées par la majorité présidentielle. Tout comme les indépendants n’ont plus de place dans cette compétition. À titre illustratif, l’article 174 impose aux candidats indépendants, un score difficile à obtenir. La coalition rappelle également que les partis reconnus légalement sont pourchassés et malmenés sur le terrain, leurs militants violentés, tués même.
La CFOR-ARUSHA interpelle l’ONU et son conseil de sécurité à prendre leurs responsabilités en tant que garants de l’Accord d’Arusha pour convoquer une réunion urgente de tous les garants de l’Accord d’Arusha, afin d’analyser les voies et moyens de sauver ce socle.
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