Kakuma (Kenya) : un millier de Burundais veulent être rapatriés
Ils se sont faits inscrire pour un retour volontaire dans leur pays natal depuis juin dernier. Certains disent être fatigués par une vie difficile d’exil, d’autres avancent la crainte de l’insécurité ou encore l’incertitude sur un changement de climat. Le HCR (Haut commissariat pour les réfugiés) indique attendre un nombre important pour commencer le rapatriement d’autant plus qu’il demande des moyens coûteux. Le rapatriement sera fait par des convois aériens, selon un responsable de l’organisation onusienne. (SOS Médias Burundi)
Selon une source au sein du HCR, la liste des inscrits s’allonge de plus en plus. Le nombre dépasse déjà 1000 en deux mois. « Ils viennent d’eux-mêmes et le font discrètement. Ils indiquent qu’ils ne veulent pas attirer l’attention des autres soit pour ne pas être critiqués ou alors pour ne pas inspirer les autres à le faire. Nous avons des agents qui sont chargés de recevoir et inscrire tout réfugié qui désire un retour volontaire dans son pays d’origine et la liste compte déjà un millier », indique notre source.
Des réfugiés inscrits expliquent des raisons qui leur poussent à vouloir être rapatriés. « Nous sommes fatigués par une vie d’exil, c’est insupportable. On manque de nourriture suffisante, il y a des cas d’insécurité, la peur de fermeture du camp et un mauvais climat qui fait mal », avancent-ils.
Une source au sein du HCR indique qu’il va falloir attendre un nombre important pour commencer le rapatriement. “C’est un processus qui demande plus de moyens car le rapatriement se fait par convois aériens étant donné que le pays d’origine n’est pas frontalier avec le pays d’exil”, explique un fonctionnaire au HCR.
Le camp de Kakuma est situé au nord-ouest du Kenya. Il héberge plusieurs milliers de réfugiés en provenance de différents pays dont 20.000 Burundais.
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Photo : une pancarte montrant le camp des réfugiés de Kakuma
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