Bururi : un enseignant et un ancien policier détenus suite à des messages échangés dans un groupe WhatsApp

Bururi : un enseignant et un ancien policier détenus suite à des messages échangés dans un groupe WhatsApp

Longin Bigirimana, un ancien officier de police judiciaire (OPJ) et Léonce Kamatari un enseignant sont détenus au commissariat provincial de la police à Bururi (sud du Burundi) depuis le premier novembre. Ils poursuivis pour « un message échangé dans un groupe WhatsApp. Depuis leur interpellation, aucune audition n’a été faite. Leurs proches exigent leur libération. (SOS Médias Burundi)

C’est le représentant provincial du SNR (service national de renseignements) à Bururi qui les a interpellés, selon des sources locales. « Longin Bigirimana a partagé un message dans un groupe WhatsApp réunissant des membres d’un groupe sportif dénommé « les marcheurs ». Le message n’a pas plu tout le monde, ce qui a été à l’origine de discussions houleuses. Juvent Ndayikeza conseiller du gouverneur a mis en garde Bigirimana qui s’est excusé. Toutefois, il s’est vu appréhender par les renseignements », racontent nos sources.

Selon nos sources, le message contenait des critiques à l’encontre du « gouvernement se réclamant de responsable et laborieux au moment où le pays est gangrené par la corruption; des citoyens continuent d’être victimes d’assassinats et de disparitions forcées, de détournements, avec risque que ces crimes ne replongent le pays dans une autre guerre civile ».

M.Bigirimana s’était excusé affirmant qu’il n’est pas auteur du message mais qu’il venait de le recevoir d’un autre groupe sportif de Bururi dénommé « Siguvyaye ». « On croyait que c’était terminé. On a été très surpris par leur interpellation », se désolent des membres du groupe WhatsApp où les discussions se sont déroulées.

Depuis leur arrestation le premier novembre, les deux hommes n’ont jamais comparu devant un officier de police judiciaire encore moins présentés à un juge. Des sources judiciaires parlent d’une détention  » abusive ». Des amis et proches des deux détenus exigent leur libération.

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Photo : la province de Bururi

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