Nakivale (Ouganda) : manque de coordination dans la distribution des aides
Il existe bel et bien des ONGs qui assistent les réfugiés au camp de Nakivale en Ouganda. Toutefois, il manque une organisation dans la répartition des tâches. Certains domaines de la vie des réfugiés sont délaissés alors que ces ONGs se bousculent dans les même secteurs. Les bénéficiaires demandent au HCR d’assurer la coordination des aides. (SOS Médias Burundi)
L’exemple d’un cas concret que donnent les réfugiés est celui de trois ONGs qui s’occupent de la malnutrition. Il s’agit de Medical Team International (MTI), Hunger Figther Uganda (HFU) et Uganda Red Cross Society (URCS). “Ça nous paraît bizarre. Un seul réfugié se voit assister par trois ONGs sur la malnutrition. Alors que si ces humanitaires se parlaient et départageaient les rôles, d’autres réfugiés qui sont dans le besoin pourraient bénéficier de cette assistance.”, disent certains réfugiés burundais.
Et d’ajouter: « Il y a lieu de soupçonner même le clientélisme ou la corruption dans cette mauvaise gestion opérée par ces organisations humanitaires. Comment expliquer que 2 ou 3 ONGs peuvent se retrouver entrain de fonctionner dans le même secteur?”, regrettent-ils.
Et pourtant, selon une source à Nakivale, aucune ONG ne s’occupe des secteurs comme l’éducation, l’hygiène, la santé et l’environnement .
Les réfugiés demandent au HCR d’assurer une bonne coordination.
Le camp de Nakivale compte plus de 140 mille réfugiés de plusieurs nationalités dont plus de 40 mille Burundais.
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Photo : une pancarte montrant le camp des réfugiés de Nakivale
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