Tanzanie : les camps de réfugiés burundais n’ont pas organisé le concours national
La passation du concours national pour les élèves de la 9ème année a débuté le 31 mai au Burundi pour se clôturer ce jeudi à travers tout le pays. Le Burundi avait accepté d’envoyer des épreuves dans les camps de réfugiés en Tanzanie, ce qui n’a pas été le cas. (SOS Médias Burundi)
C’est le bras de fer entre le Burundi et la Tanzanie qui aurait été la cause de la non passation du concours national dans les camps de Nduta et Nyarugusu, en Tanzanie.
«Jusqu’à vendredi dernier, on croyait que les épreuves allaient être disponibles. Mais, à la dernière seconde le HCR nous a informé que le Burundi a refusé d’envoyer le test », explique un enseignant de classes à test au camp de Nduta.
Gitega voudrait que ses surveillants aillent superviser le test dans les camps, une proposition que Dar-es-salaam et le HCR ont balayé d’un revers de la main.
«En fait, depuis 2015, c’est nous les enseignants du camp et les agents de la commission nationale des tests (NECTA) qui surveillons les tests dans les camps. Mais, pour le moment, les autorités burundaises ont insisté que ce sont des experts en provenance du Burundi qui doivent le faire. La Tanzanie et le HCR ont eu peur, craignant un autre agenda derrière le souhait. Alors, tout a mal tourné comme chaque pays a campé sur sa position», ajoute un réfugié burundais, inspecteur scolaire qui participe depuis 2015 à la surveillance des examens.
Pourtant, les préparatifs s’étaient bien déroulés.
« Les élèves venaient de passer un peu plus d’un mois en train de faire la révision. De même, nous les enseignants étions prêts. Les infrastructures étaient disponibles aussi. Nous craignons que cette situation ne décourage des élèves du moment que les abandons scolaires sont déjà nombreux », regrettent des enseignants.
Depuis 2015, le Burundi avait refusé d’envoyer des épreuves nationales pour les élèves et écoliers en exil.
La Tanzanie, le HCR et la commission nationale en charge des tests (NECTA) avaient opté pour le choix d’un examen qui donne accès aux diplômes de fin de cycles.
Pour cette année, une source bien informée explique que le Burundi avait accepté d’envoyer des tests dans les camps de réfugiés qui le souhaitent «pour encourager des rapatriements volontaires ».
A Nduta et à Nyarugusu, élèves, écoliers et parents demandent plutôt au HCR et à la Tanzanie de choisir les tests adaptés dans les camps comme ils l’ont fait au cours des sept dernières années.
Plus de 500 apprenants attendaient de passer le concours national dans les camps de Nyarugusu et Nduta, deux camps de réfugiés qui hébergent plus de 127.000 Burundais.
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Photo d´archives : des élèves dans une classe au camp de réfugiés en Tanzanie
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