Presse : le journaliste Joël Bararunyeretse est maintenant libre
Après une semaine passé dans la prison centrale de Bujumbura (capitale économique) , le journaliste Joël Bararunyeretse a été relâché vendredi dernier. Son employeur qui l’avait fait emprisonner indique avoir jugé bon de le faire relâcher pour régler l’affaire à l’amiable. Elle concerne des arriérés de salaire que l’interessé réclame. (SOS Médias Burundi)
C’est un dossier qui a fait beaucoup de bruit sur la toile. Joël Bararunyeretse, journaliste reporter d’images du Magazine « Zen Planet » s’est retrouvé à la prison centrale de Bujumbura pour avoir réclamé sa paie des arriérés de quatre mois de salaire. Son employeur, Gentille Fanny Nahimana qui se trouve être la directrice du Magazine a avoué l’avoir fait emprisonner « pour avoir confisqué le matériel de travail dont une caméra et un disque dur », et qu' »il est le seul à avoir réclamé de la manière son salaire ».
Vendredi dernier, notre confrère a été relâché, mais il devra continuer à comparaître libre.
« Je suis enfin libre. On m’a dit que je comparaîtrai chaque fois qu’on aura besoin de moi. Je remercie les collègues journalistes qui ont parlé de mon cas et tous les autres organes qui sont intervenus et qui ont plaidé en ma faveur. Je ne connais pas celui qui a ordonné ma libération, mais qu’il trouve ici l’expression de ma gratitude », a-t-il confié.
Gentille Fanny Nahimana quant à elle indique avoir décidé de retirer la plainte pour régler à l’amiable le conflit qui l’oppose au journaliste Bararunyeretse.
_______________________
Photo : Joël Bararunyeretse
You might also like
Presse : un nombre record de journalistes emprisonnés selon CPJ
Ce mardi, le Comité pour la Protection des Journalistes a sorti un rapport sur des cas d’emprisonnement des journalistes dans le monde entier. Jusqu’au premier décembre, 274 journalistes étaient emprisonnés
Burundi-Medias : RSF salue la décision du président Ndayishimiye mais reste sceptique
Dans une interview exclusive avec SOS Médias Burundi, Arnaud Froger responsable du bureau Afrique à RSF (Reporters Sans Frontières) dit que l’organisation a accueilli avec beaucoup de satisfaction la décision
Burundi : Ndayishimiye invite les journalistes détenus à demander pardon officiellement
SOS Médias Burundi Bujumbura, 2 décembre 2025 – Des journalistes restent derrière les barreaux pour des motifs jugés flous, tandis que le président burundais Évariste Ndayishimiye les invite à officialiser
