Burundi : l’avocat Tony Germain Nkina, « Le prix à payer pour la défense des droits humains au Burundi »( Human Rights Watch)
Dans un entretien publié ce 21 septembre, Human Rights Watch trouve que le travail de défense des droits humains au Burundi est tellement mal apprécié par les autorités que des activistes finissent par en payer lourdement. Clémentine de Montjoye, chercheuse sur le Burundi s’est entretenue avec Birgit Schwarz de Human Rights Watch sur la situation au Burundi. Elle revient sur le cas de l’avocat Tony Germain Nkina détenu depuis 2020 et condamné en 2021, ce malgré l’absence de preuves contre lui. Son procès, considéré par des groupes de défense des droits humains comme une parodie de justice est un prix à payer pour la défense des droits humains au Burundi, selon la chercheuse. (SOS Médias Burundi)
Selon la chercheuse, l’affaire Nkina est emblématique . Elle trouve que sa libération signalerait que les autorités burundaises veulent sérieusement mettre en place des réformes démocratiques et rompre avec le passé répressif du pays.
Dans son entretien avec HRW, Clémentine rappelle que l’avocat Nkina est un défenseur de droits humains engagé depuis des années quand il travaillait avec l’APRODH (Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues).
« […], Tony a cessé ses activités de défense des droits humains et s’est consacré à son métier d’avocat. Mais la menace d’être rattrapé un jour par son passé pesait en permanence sur lui. Le fait d’être associé au mouvement des droits humains peut, en effet, avoir de graves conséquences au Burundi.[…] », renseigne la chercheuse.
Pour l’intégralité de l’entretien👉🏼
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