Ngozi : une petite fille blessée par un ressortissant indien
Une fille de 12 ans a subi de coups et blessures de la part d’un homme de nationalité indienne. Son tort : l’avoir salué « bonjour Muzungu ou bonjour Monsieur le blanc ». La famille de la petite fille réclame justice. L’auteur a été apprehendé par la police. Il n’ a pas passé plus de 20 minutes en détention. (SOS Médias Burundi)
Les faits se sont déroulés ce mercredi dans la ville de Ngozi (nord du Burundi).
Jennifer Uwimbabazi venait de l’école. Elle a croisé l’Indien et l’a salué en disant « bonjour Muzungu ».
Ce dernier, en colère a pris un marteau et l’a frappée à la tête.
Les témoins de la scène ont vite appelé la police et l’enfant a été acheminée à un centre de santé au chef-lieu de Ngozi pour bénéficier des soins.
« Ce qui a surpris la famille est que l’auteur de cet acte n’a même pas passé une trentaine de minutes en détention. Il est rentré tête haute », se désole un témoin.
L’agresseur a simplement été exigé de payer la facture des soins, ce que la famille n’a pas voulu entendre.
Elle réclame justice. Des habitants de cette ville du nord du Burundi affirment que l’auteur de l’agression est connu dans plusieurs autres actes similaires.
_________________
Photo d’illustration : la province de Ngozi
You might also like
Giharo – Rutana : des militants du CNL malmenés par ceux du CNDD-FDD
Selon des responsables du parti de l’opposion CNL en commune Giharo, dans la province Rutana (sud-est du Burundi), des militants de leur parti sont malmenés par des membres du parti
Kiganda : un membre du MSD disparu après avoir été arrêté par la police
Christophe Ndayiragije (43 ans) est introuvable depuis le 19 octobre 2021. L’homme a été détenu dans un cachot local de la police pendant deux jours avant d’être emmené à un
Bujumbura : la détention « abusive » du journaliste Keny Claude Nduwimana risque d’entacher l’image du pays selon la CNIDH
Le président de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme, CNIDH, déplore la situation de garder abusivement les détenus dans les prisons alors qu’ils ont déjà purgé leur peine.
